Partez à la découverte des pépites de l'Est parisien,
du bois de Vincennes et des bords de Marne à travers une sélection
d'itinéraires à parcourir à pied, à vélo ou même sur l'eau !
Parcours à pied : de Bastille à l' Île Fanac de Joinville-le-Pont






Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Carte 1950 / IGN

Carte de l'état-major (1820-1866)

Open Street Map
Partez pour une balade d'exception alliant nature, culture et histoire, de la Coulée Verte aux rives verdoyantes de la Marne. Cet itinéraire vous invite à vous enfoncer au cœur du Bois de Vincennes, havre de paix où la biodiversité s'épanouit libre.
Votre parcours commence sur les hauteurs de la Coulée Verte à Paris, qui vous amène vers la commune de Saint-Mandé. C'est ici que vous découvrirez le charme de son église, l’ancienne Maison de garde du Bois ainsi que la quiétude de son lac, un premier miroir d'eau idéal pour une halte relaxante.
L'itinéraire se poursuit ensuite vers l’esplanade Saint-Louis, juste derrière le Château de Vincennes, où se dresse une caserne historique, cœur du régiment de cavalerie de la Garde Républicaine. Le chemin se prolonge ensuite vers le lac des Minimes, un espace arboré invitant à la flânerie sous les arbres. Enfin, vous quitterez la fraîcheur forestière pour rejoindre les célèbres bords de Marne.
En suivant le fil de l'eau, vous terminerez cette promenade sur la paisible et verdoyante île Fanac, un écrin préservé qui semble hors du temps.

Eglise Notre-Dame
Construite de 1883 à 1885 par l'architecte Edmond-Charles d'Albrizio en remplacement de l'ancienne chapelle du XVIIIe siècle, devenue insuffisante pour faire face au développement de la ville.
Edifiée dans un style néo-roman, l'église Notre-Dame est dominé par un massif clocher-porche. Elle abrite plusieurs éléments mobiliers classés monuments historiques, notamment une statue de Vierge à l'Enfant de la 1ère moitié du XIVe siècle, l'un des plus anciens trésors conservés à Saint-Mandé.

Maison de Garde
Au n°17 de la rue du Lac à Saint-Mandé se trouve une maison de garde du bois de Vincennes, témoin des grands travaux de modernisation de la capitale entrepris par le Baron Haussmann au XIXème siècle.
Intégrée au vaste projet d'aménagement des parcs et bois parisiens, cette bâtisse fut construite dans le cadre de l'aménagement du bois de Vincennes voulu par l'empereur Napoléon III et dirigé par Adolphe Alphand. Elle se distingue aujourd'hui encore par l'élégance de sa façade en briques à colombage.
À partir de 1860, trois maisons du même type, dessinées par Gabriel Davioud, membre de l'équipe Alphand, furent construites autour du bois, à Saint-Mandé, Fontenay-sous-Bois et Nogent-sur-Marne. Deux d'entre elles subsistent aujourd'hui, qui portent toujours le blason de Paris. La rue du Lac, créée pour l'occasion, fut officiellement reçue par le conseil municipal de Saint-Mandé le 4 novembre 1862.

Lac de Saint-Mandé
D'une superficie d'1,5 ha, le lac de Saint-Mandé est le seul des quatre lacs du Bois de Vincennes à se trouver à l'emplacement d'un ancien plan d'eau naturel.
L'ancien étang de Saint-Mandé, créé par l'écoulement d'un ruisseau provenant des hauteurs de Montreuil, avait au cours du Moyen-Âge servi de vivier puis de bourbier. Devenu malsain et nauséabond, il fut comblé au XVIIIe siècle.
Le lac actuel fut aménagé en 1860 dans le cadre de la transformation du bois de Vincennes en promenade publique, voulue par Napoléon III. Avec son restaurant, le chalet du Lac, son manège, son théâtre de marionnettes, son terrain de pétanque, l'endroit concentrait tous le nécessaire aux loisirs des Saint-Mandéens et des Parisiens qui y accédait facilement par l'ancienne gare de Saint-Mandé.

Square Carnot
Créé vers 1890, le Square Carnot a conservé son tracé à l'anglaise et présente des plantations renouvelées deux fois par ans et régulièrement primées au cours des concours de la Direction des espaces verts.
Construit peu de temps après le quartier de cavalerie tout proche, le Square comportait à l'origine deux parties, dont seule la partie ouest subsiste aujourd'hui. Il est traversé par un petit cours d'eau artificiel, bordé de plantes vivaces, qui abrite des végétaux aquatiques. Plusieurs arbres du XIXe siècle sont toujours présents, notamment un thuya géant de Californie ou un plaqueminier de Virginie.

Quartier Carnot et Garde Républicaine
En face du château de Vincennes se dresse le quartier Carnot, un site historique dont l'origine remonte à un échange de terrains important survenu en 1889 entre l'armée et la ville de Paris.
Souhaitant conserver les monuments de l’Exposition Universelle, la capitale reçut le Champ de Mars en échange de cette parcelle située dans l’axe du château et de la perspective de l’Allée Royale. Édifié en 1892, ce quartier de cavalerie vint alors compléter le pôle militaire existant de la Cartoucherie et du Polygone, faisant de Vincennes une importante garnison jusqu’en 1939. Parmi les unités marquantes de son histoire figure le 23e régiment des dragons, une ancienne unité de cavalerie fondée en 1670 et dissoute en 1928, qui s'y installa en 1914. Après avoir servi de dépôt pour les véhicules de l’Armée américaine en 1945, le quartier Carnot s’est tourné vers une nouvelle vocation équestre en accueillant, à partir de 1973, les chevaux de la Garde Républicaine.
Cet illustre corps de gendarmerie trouve ses racines dans l'ancien guet militaire chargé de protéger la cité, devenu la Garde de Paris au XVIIIe siècle. Héritière des forces ayant assuré la sécurité des institutions et de la population, la Garde Républicaine se compose aujourd'hui de deux régiments d’infanterie, d’un régiment de cavalerie, d’un état-major et de formations musicales. Le quartier Carnot occupe une place centrale dans cette organisation puisque deux des trois escadrons de cavalerie du régiment y sont basés, le premier se trouvant quant à lui à la caserne des Célestins à Paris.

Château de Vincennes depuis l'esplanade Saint-Louis
On se trouve ici derrière le Château de Vincennes, un site dont l'histoire royale commence dès la fin du XIIe siècle, lorsque sa proximité avec la capitale pousse les souverains comme Philippe Auguste ou Louis XI à y établir un manoir de plaisance.
Mais c’est la fureur de la guerre de Cent Ans et le traumatisme d'une révolte populaire à Paris en 1358 qui vont radicalement changer son destin. Profondément marqué par l'attaque de son palais par le prévôt Étienne Marcel, le dauphin — futur Charles V — décide de transformer ce domaine en une forteresse imprenable. En 1361, il lance la construction d'une tour principale, achevée en à peine dix ans : un véritable record pour l'époque, destiné à affirmer son pouvoir absolu. Le château devient alors un incroyable lieu de sûreté et un nouveau centre décisionnel.
Depuis cette vaste esplanade, le regard embrasse toute l'ampleur de ce projet avec son mur d’enceinte de plus d’un kilomètre, qui protégeait autrefois une véritable ville médiévale. Les douves qui entourent le monument, aujourd'hui sèches, étaient alors remplies d'eau provenant de Montreuil. Face à vous, du côté de la forêt, se dresse la Tour du Bois. À l'origine, tout comme les autres tours de l’enceinte qui s’élevaient à environ 40 mètres de haut, elle assurait la défense du site tout en abritant des espaces résidentiels dotés de cheminées, de latrines et de décors sculptés pour les proches du roi.
Au XVIIe siècle, l’architecte Louis Le Vau la transforme en arc de triomphe pour Louis XIV, avec une entrée en arcade, deux piliers et un attique. Ce symbole politique devient alors l’entrée principale du château, supplantant la Tour du Village pour permettre au roi et à sa cour d’accéder directement, depuis l’esplanade, aux pavillons royaux édifiés dans la partie méridionale du domaine.
Laissé ensuite à l'abandon, le château est promis à la démolition à la fin du XVIIIe siècle et ne doit sa survie qu’à la vocation militaire qui lui est alors attribuée. C'est dans ce contexte que Napoléon Ier décide de faire raser les tours de l'enceinte pour y installer des pièces d'artillerie. Seules deux d'entre elles échappent à la destruction : la Tour du Bois, ainsi modifiée par l'architecte Le Vau, et la Tour du Village, la mieux conservée, qui retrouvera au XIXe siècle son rôle d'entrée principale.
Dans le cadre de la militarisation du Château et de ses environs, l'actuelle esplanade fut longtemps occupé par un ensemble de murs fortifiés et de casemates.

Parc Floral de Paris (fiche historique)
Inauguré en 1969 à l’occasion des troisièmes Floralies Internationales, le Parc Floral de Paris est l’œuvre de l’ingénieur paysagiste Daniel Collin.
Ce projet de 35 hectares a transformé un site autrefois marqué par une forte présence militaire, un passé qui s'est prolongé jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Ce secteur, surnommé « Canonville » au XIXe siècle, était un lieu de déboisement massif pour les manœuvres de l'armée, abritant notamment le Fort Neuf et la Cartoucherie.
C'est dans ce cadre à vocation militaire que Napoléon III fonde en 1860 le Tir national, un espace de 8 hectares et demi destiné à entraîner la population au tir à l'oiseau, à l'arc, à l'arbalète ou au pistolet, et équipé de nombreuses cibles (notamment 51 pour la carabine). Organisé tous les ans autour du 15 août — sauf la première année en septembre —, cet événement visait à préparer le « citoyen soldat » et à proposer des activités saines à la population, une idée qui sera pleinement poursuivie par la Troisième République. Si la Cartoucherie est aujourd’hui un lieu de création théâtrale pour cinq compagnies, des vestiges comme les blockhaus de la Seconde Guerre mondiale et la Halle de la Pinède témoignent encore de toute cette histoire.
L’aménagement du parc se distingue par ses reliefs doux, ses belvédères et une architecture de pavillons inspirée par les Jeux Olympiques de Tokyo de 1964.
Fidèle à la vision de son créateur, le lieu a été conçu comme un parc populaire et familial où la botanique rencontre l’art contemporain. Le long des allées, le visiteur découvre ainsi une vingtaine de sculptures signées par des artistes majeurs tels qu'Alexandre Calder, Nicolas Schöffer ou Yaacov Agam, parfaitement intégrées aux décors végétaux de la Vallée des Fleurs ou du jardin aquatique.
Au fil des décennies, le parc a continué d'évoluer, notamment en 1979 avec la création du Jardin des 4 Saisons et la transformation des pavillons en serres. Intégré depuis 1998 au Jardin Botanique de Paris, ce site désormais labellisé « Jardin Remarquable » concilie l’éducation à l’environnement et les loisirs. Aujourd’hui, le parc combine l’observation de plantes aux essences rares avec l'éducation à l'environnement et les loisirs, grâce notamment à ses aires de jeux et à l'espace de concert Delta.

Lac des Minimes
Aménagé à partir de 1847 le lacs des Minimes est l'un des premiers lacs créé lors de l'aménagement du bois de Vincennes sous le Second Empire.
Il tire son nom du monastère qui occupait son emplacement jusqu'à la Révolution. Celui-ci abrita d'abord des religieux Grandmontains, puis à partir de la fin du XVIe siècle des frères de l'ordre des Minimes, invités par le roi Henri qui venait régulièrement effectuer des retraites spirituelles au monastère.

Le Pavillon Baltard
Édifice fait de fonte, de fer et de verre, le Pavillon Baltard est un monument emblématique de la riche histoire de Paris au XIXe et XXe siècles.
Conçu au milieu du XIXème siècle par l'architecte Victor Baltard, le Pavillon Baltard surprend par son architecture moderne - un exemple éclatant des techniques industrielles qui allaient transformer Paris sous Napoléon III.
Edifié à l’emplacement de l’ancien château de Beauté, le Pavillon Baltard surplombe aujourd’hui la Marne. Il est l’unique vestige des anciennes Halles de Paris construites à partir de 1853 par l’architecte Victor Baltard.
Celui-ci s’était vu confier la reconstruction du marché central de Paris et se vit imposer par Napoléon III et le préfet Haussmann l’emploi matériaux industriels, verre et métal, perçus comme hygiéniques et modernes.
Au cours de la destruction des Halles à partir de 1971 seul un pavillon sur douze fut démonté et sauvé, le Pavillon n°8, celui des œufs et de la volaille. Les 425 tonnes du pavillon furent transportées à Nogent il fut réassemblé et inauguré en 1977.
Le Pavillon Baltard accueille aujourd’hui de nombreux évènements : concerts, dîners de gala, congrès, salon, expositions, tournages, etc.
Le Pavillon est notamment connu pour avoir hébergé des événements tels que des tournages de films, des événements sportifs, des congrès, des salons ou encore des émissions de télévision (La Nouvelle Star, les 7 d'Or, Stars 90, Des Racines et des Ailes, le Téléthon, etc.). Le lieu offre un bel espace de location entièrement équipé en ingénierie son et lumière.
Depuis 1980, le Pavillon Baltard abrite également le célèbre Orgue Christie, l'orgue historique du cinéma Gaumont-Palace.

Île Fanac
Au pied du pont de Joinville l'île Fanac, site emblématique des bords de Marne, a su conserver son aspect pittoresque, gardant le souvenir des loisirs nautiques des XIXe et XXe siècles.
Jusqu'au XIXe siècle le cours de la Marne était parsemé d'îles de tailles diverses, parfois éphémères. Elles formaient autant d'opportunités, pour l'installation de moulins par exemple, que de dangers pour la navigation. Progressivement une grande partie de ces îles ont disparues en étant urbanisées et reliées aux berges.
l'Île Fanac fait partie des plus importantes à avoir survécu jusqu'à aujourd'hui.
C'est ici qu'un restaurateur venu de Bercy ouvrit au milieu des années 1860 ce qui fut probablement la première guinguette des bords de Marne, "Chez Jullien", offrant un restaurant, un bal et un grand tir. Il bénéficiait ainsi à la fois du cadre champêtre offert par l’île et de la proximité de la voie de chemin de fer. L’ambiance du restaurant fut immortalisée plus tard par Emile Zola dans "Au Bonheur des Dames" (1883).
L’attrait du site de Joinville attira progressivement d’autres restaurateurs. À la pointe de l’Île, aménagée aujourd’hui en jardin public, s’installa au début du XXe siècle le restaurant À l’Ermitage, tenu par M. Lebrasseur. On y accédait par un escalier de bois descendant du pont de pierre, qui disparut avec la construction du nouveau pont.

À l'Île Fanac de Joinville-le-Pont (fin)
C’est ici que s’achève notre promenade, mais l’aventure peut se prolonger selon vos envies grâce aux différents chemins qui s’offrent à vous.
Les plus curieux pourront choisir de descendre les escaliers du pont pour s'offrir un tour complet et paisible de l'île Fanac au plus près de l'eau.
Si vous préférez poursuivre votre itinéraire le long de la rivière, il vous suffit de continuer à flâner en suivant le quai de la Marne.
Enfin, pour ceux qui souhaitent retrouver les transports en commun, il vous sera très facile de rejoindre la gare du RER A de Joinville-le-Pont en remontant simplement la rue Jean Mermoz.
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Cailloux
Revêtement dur (goudron, ciment, plancher)
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Adapté aux poussettes tout terrain
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