Le Territoire
Champigny-sur-Marne
Située au cœur d'une boucle de la Marne, Champigny-sur-Marne offre un accès direct aux principales gares parisiennes telles que la Gare du Nord via le RER E et la Gare de Lyon via le RER A.
Le patrimoine culturel de Champigny-sur-Marne
Théâtre de nombreux événements historiques, Champigny-sur-Marne est particulièrement connue pour la célèbre bataille de 1870. Vestiges et monuments commémoratifs retracent cet épisode marquant de l'histoire. Grâce à l'application mobile Champigny Story, revivez cette période à travers des reconstitutions réalistes en parcourant la ville. En complément, visitez le musée de la Résistance Nationale qui abrite des expositions sur la Seconde Guerre mondiale et sur la Résistance française.
Autre lieu marquant de la ville, la Cité-Jardins édifiée entre 1928 et 1949 par les architectes Arthur-Pierre Teisseire et Paul Pelletier. Caractérisée par ses murs en béton et ses briques rouges, la cité a reçu, en 2018, le label Patrimoine d’Intérêt Régional d’Ile-de-France. Des visites y sont organisées, notamment par l’association Bulles de Culture, à retrouver sur la boutique en ligne ExploreParis.
Sport et détente à Champigny-sur-Marne
Première ville verte du Val-de-Marne, la ville compte plusieurs espaces verts dont 2 parcs départementaux propices aux sports et à la détente. À sein de ses 75 hectares de verdure, le Parc départemental du Tremblay encourage les activités sportives grâce à ses équipements variés comme le golf, les murs de tennis, les tables de ping-pong et les circuits de courses d'orientation. Le parc départemental du Plateau, qui s'étend sur près de 20 hectares, propose de nombreuses activités familiales comme des 6 aires de jeux pour les enfants et aussi des espaces de pique-nique. Orné de sculptures contemporaines, ce parc offre une vue imprenable sur Paris et ses environs.
Du côté de la Marne, la base nautique Roland-Bouchier met à disposition une large gamme d'activités nautiques durant la période estivale, tels que canoë, kayak ou stand-up paddle. Lors de vos sorties nautiques, prenez le temps d'observer la faune protégée de la Réserve Naturelle Départementale des Îles de la Marne. Et après le sport, place à la détente ! La Guinguette de l’Île du Martin-Pêcheur, réputée pour son ambiance joyeuse et conviviale, est l’endroit idéal. Elle propose des animations musicales et des soirées à thème. On peut y savourer de bons plats tout en profitant de l’atmosphère chaleureuse dans ce cadre naturel.
Le saviez-vous ?
En 1545, François 1er accorde à la ville de Champigny un marché tous les jeudis. En 1553 son petit-fils Charles IX autorise la ville à organiser une foire deux fois par an : c'est le début de la Foire aux cochons. Depuis, chaque premier week-end de novembre environ 500 exposants perpétuent la tradition !
Agenda

Printemps des cités-jardins 2026 à Champigny-sur-Marne
Un brin d'histoire
Champigny-sur-Marne met en avant son histoire liée aux trois guerres 1870-1871, 1914-1918 et 1939-1945 qui l'ont profondément marquées à travers son application Champigny Story téléchargeable sur Google Play et App Store
Nos suggestions
Balades à Champigny-sur-Marne et ses alentours
PR17 - La bataille de 1870 à Bry, Champigny, Villiers et quelques autres lieux.





Ce parcours en linéaire, entre deux gares du RER-A, vous permettra de découvrir en une petite journée les principaux lieux de mémoire d'un épisode de la guerre en décembre 1870 entre Prussiens, Wurtenbourgeois et Français, épisode communément appelé "La bataille de Champigny" mais qui eut lieu principalement sur les trois communes de Bry, Champigny et Villiers.
Cette guerre débute le 19 juillet 1870 quand Napoléon III déclare la guerre à Otto Von-Bismarck, alors Ministre Président de Prusse, qui voulait rétablir l’Empire allemand par la force. Elle se termine le 10 mai 1871 par la signature du Traité de Fancfort.
Le 4 septembre 1870, la République est proclamée par Gambetta depuis un balcon de l'Hôtel de Ville de Paris et un "gouvernement de Défense Nationale" dont le Président du Conseil, le Général Trochu, également gouverneur militaire de Paris, doit organiser la résistance nationale.
"Que toutes les communes se lèvent ! Que toutes les campagnes prennent feu ! Que toutes les forêts s'emplissent de voix tonnantes ! Tocsin, tocsin ! que de chaque maison, il sorte un soldat ; que le faubourg devienne régiment ; que la ville se fasse armée ! ..." Victor Hugo : Aux Français, septembre 1870.
Le 17 septembre, les Prussiens commencent le siège de Paris. Léon Gambetta, Ministre de l’intérieur et de la Guerre, réfugié à Tours, tente en vain de réorganiser l’Armée française afin de mener des contre-attaques.
Le Général Trochu, bousculé par les ardeurs de sa population souhaitant "pas d'armistice ... la levée en masse ... la guerre à outrance ... des armes !", décide alors le 31 octobre 1870 une percée dans le front ennemi. à l'Est de Paris. Le Général Ducrot prend le commandement de cette action.
Que toutes les communes se lèvent ! Que toutes les campagnes prennent feu ! Que toutes les forêts s'emplissent de voix tonnantes ! Tocsin, tocsin ! que de chaque maison, il sorte un soldat ; que le faubourg devienne régiment ; que la ville se fasse armée ! ... Victor Hugo : Aux Français, septembre 1870.
La tentative de percée du frond ennemi dans nos communes durera du 30 novembre au 3 décembre, avec des températures voisines de -10 à -15 degrés ...
Dans ces combats urbains, les Français ont perdu en quelques jours environ 9 000 hommes tandis que les pertes ennemies s’élevèrent à 3 000 morts (soit 12 000 morts ; pour comparaison, 10 000 soldats alliés sont décédés le 6 juin 1044 sur les pages normandes), 5 000 français furent prisonniers. Le traumatisme local fut tel que Champigny fut d'ailleurs appelée "Champigny-la-Bataille" jusqu’en 1918.
Les balisages que vous verrez au long de votre marche ne sont pas ceux de ce parcours, suivez bien la trace sur votre application favorite, MaRando !
Pour en savoir plus sur "la bataille de Champigny", vous êtes invités à consulter l'excellent dossier sur le site de la ville de Champigny et également à visionner deux films mis en scène par la ville de Bry en cliquant ici.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Carte 1950 / IGN

Carte de l'état-major (1820-1866)

Open Street Map

1
Carte des combats de décembre 1870
Cette carte vous permet de connaître les positions des différentes forces en présence lors des combats de décembre 1870
Gare RER A Champigny Saint-Maur
Bus 111, 116, 117, 208a, 208b, 208s, 306 SITUS 7 Noctilien N35

Pont de Champigny sur Marne
Durant la bataille de Champigny, en novembre et décembre 1870, les ponts de Bry, Champigny et Joinville furent âprement disputés entre belligérants, alternant ainsi conquêtes et retraits et provoquant de nombreuses pertes humaines.
Des ponts de bois éphémères furent construits pour permettre la traversée de la Marne après les bombardements destructeurs.

2
Tombe 1870 au Cimetière Bry sur Marne
Vous pouvez à ce point vous dérouter de 450m vers le cimetière pour découvrir une tombe d'un soldat et une colonne mémorielle toutes deux datant des combats de 1870.
Vous pourrez ensuite rejoindre le RER en decendant le boulevard Pasteur et en prenant à droite l'avenue Georges Clémenceau

Exode des campinois vers Paris

3
Fort de Champigny sur Marne
A cette intersection, vous pouvez éventuellement aller voir le Fort de Champigny à cent mètres.
Les commentaires relatifs à ce fort vous seront donnés par l'application MaRando soit en étant sur place, soit en cliquant maintenant sur le point d'intérêt dans votre écran.
Vous pouvez également mieux le découvrir via la page spécifique du site de la Ville de Chennevières en cliquant ici.
Revenez ensuite ici pour reprendre votre parcours.

Eglise de Champigny lors des combats de 1870
Durant la bataille de Champigny, du 30 novembre au 2 décembre 1870, l’église est fortement endommagée.
Construite aux 12ème et 13ème siècle, elle est classée monument historique depuis 1913.

4
Vers le Château de la Lande
A ce point, en poursuivant la chemin de La Lande, vous pouvez rejoindre le Chateau de la Lande au 19 Avenue de la Maréchale, 94420 Le Plessis-Trévise. Il fut réquisitionné par le Général Von Obernitz lors de la Bataille de Champigny, en automne 1870, pour en faire le siège de l'état major wurtembergeois.
2,4 km devront être ainsi parcourus pour découvrir ce Château (appelé dorénavant Château des Tourelles, centre culturel) et autant pour revenir sur votre itinéraire ! N'hésitez pas à y retourner à l'occasion d'une autre promenade ou randonnée !
Aidez-vous de votre guidage en agrandissant la taille de la carte sur MaRando en en cliquant sur le point d'intérêt.

Le carrefour de la Mairie - Bataille de 1870

5
Monuments 1870 français et allemand
A ce carrefour, vous pouvez, si vous le souhaitez, rejoindre le cimetière de Villiers où deux monuments commémoratifs vous attendent, l'un allemend, l'autre français.
Vous pouvez, aujourd'hui ou plus tard cliquer sur les points d'intérêts visibles en dézoomant sur ce parcours MaRando, votre serez dirigé vers eux.

Convoi de morts au combat
Le gouverneur de Paris écrit le 1er décembre 1870 au Général Schmitz :
"Nos troupes restent ce matin sur les positions qu'elles ont conquises hier et occupées cette nuit. Elles relèvent les blessés que l'ennemi a abandonné sur le champ de bataille et ensevelissent les morts.
Le transport de nos blessés achève de s'effectuer dans le plus grand ordre. L'armée est pleine d'ardeur et de résolution."
Tous les moyens de transport sont bons ! Même les péniches et chalands sont mis à contribution ...
Parfois, le nombre de morts est tel qu'on enterre sur place les cadavres. Ainsi, au carrefour de la Fourchette de Champigny, 153 mètres de fosses, profondes de deux mètres, ont été creusées dans un sol gelé pour recueillir les corps de 685 combattants des deux armées.

6
Souvenirs de 1870
Vous croisez la rue du Commandant Louis Bouchet dans laquelle furent retrouvés par un agriculteur des fragments de corps et de matériel militaire.

L'ancienne rue du Four durant les combats de 1870

Maisons aux éclats - Combats de 1070
Elle doit son nom à sa façade criblée de balles et d’obus lors des combats de décembre 1870. La maison est toujours visible, contrairement à ses impacts qui ont été effacés suite à un ravalement.

Combats de 1870, maison après maison ...

Plaque commémorative du Vicomte de Gracey.
Eugène de Mandat de Grancey a gagné ses galons de lieutenant de vaisseau en Chine et Cochinchine avant de rentrer en France se soigner puis démissionner pour se marier. Il sort à nouveau son sabre lorsque les Prussiens envahissent la France. Nommé Lieutenant-colonel, commandant le bataillon de Côte-d'Or de la Garde mobile, il meurt le 2 décembre 1870 dans la maison dont un des murs portait cette plaque.

Monument des mobiles de la Côte d'Or
Le monument en pierre artificielle, édifié par Rossi et Pagani, deux entrepreneurs originaires de Côte d'or, a été inauguré le 2 décembre 1883. Il commémore le sacrifice des mobiles originaires de ce département tombés à Champigny les journées de décembre 1870.
La Garde nationale mobile fut créée en février 1868 pour concourir comme auxiliaire de l'armée active au maintien de l'ordre intérieur et à la défense des places fortes, villes, côtes, frontières de l'Empire. Elle était composée de jeunes gens des classes 1867 et suivantes n’ayant pas été appelés à la suite du tirage au sort (usage de l'époque pour l'engagement des jeunes conscrits).
Les mobiles ont été engagés dès le 15 août 1870.

Fours à chaux.
Ces petites voûtes encastrées dans un mur de pierre rue de Bernaü sont des vestiges des anciens fours à chaux. Ces derniers servaient à transformer le calcaire en chaux par calcination. En 2019, les anciens fours à chaux ont été reconnus patrimoine d’intérêt local.

La dernière charge de Zouaves et de Mobiles
Le 2 décembre 1870, dans cette rue, le 42ème de ligne français arrache aux forces allemandes par un combat acharné le Petit Bois, au prix de la perte de 1200 hommes.

Bataille de 1870, ruine d'une maison bombardée

Rue du Monument en 1870
Depuis les coteaux, les forces prussiennes pouvaient observer Paris et une paris de sa banlieue Est

L'ossuaire Franco-Allemand - Combats de 1870
La guerre de 1870 a profondément marqué les esprits des Campinois et des Français.
Pour honorer les soldats morts au combat lors de la bataille de Champigny, trois monuments commémoratifs sont érigés dans la ville. Cet ossuaire franco-allemand, érigé en 1873, est un des principaux lieux de mémoire de la guerre de 1870 et de la bataille de Champigny. Monument d’envergure emblématique, il abrite les corps de plus de 1000 soldats français et 400 soldats allemands.
En 1873, L’architecte Vaudremer construit un socle et un obélisque de six mètres de hauteur et cinq ans plus tard une crypte, réalisée par l’architecte Rivière. La crypte est composée de trente-trois caveaux le long de 70 mètres de galeries. L'une des têtes au sommet de l'obélisque, côté sud, symbolise la ville de Paris. Cet ossuaire est l'un des rares monuments nationaux partagé par les deux pays, regroupant au sein d'un même lieu les dépouilles de soldats français et allemands, symbolisant la paix.
L’Ossuaire est inauguré le 2 décembre 1878 par le président Raymond Poincarré en présence du Général Ducrot et plus de 20 000 personnes. Il devient par la suite le lieu de commémoration de la bataille de Champigny.
Aujourd’hui, l’Ossuaire est toujours cogéré par les États français et allemand. La crypte est désormais fermée au public.
Extraits d'un texte écrit par Marina Taravella : www.champigny94.fr/la-ville-et-ses-projets/decouvrir-champigny/1870-champigny-la-bataille

Repos dans les tranchées

Positions de tir, batteries de canon
Durant cette partie du parcours, vous avez pu constater en regardant vers l'ouest tout l'intérêt qu'avaient les forces prussiennes de posséder ce terrain pour l'installation de batteries de canon et pour l'observation en direction de Paris.

Premiers morts à Chennevières, décembre 1870
Les premiers coups de feu engageant les armées prussiennes et françaises lors de la bataille de décembre 1870 se situent à Chennevières : ce furent Marius Martel, fourrier au 23ème de ligne et Auguste Simon, soldat au 5ème chasseurs qui furent les premiers blessés dans le département.

L'auberge
L'auberge "Mon Idée", appelée dans les récits allemands "Auberge des Chasseurs", était située à ce carrefour. Elle fut utilisée comme redoute par les troupes confédérées.
De là s'élancèrent le 30 novembre 1870, vers midi, plusieurs bataillons wurtembourgeois, qui vont attaquer de flanc l'aile droite des troupes d'assaut françaises.
Une redoute, dans le langage militaire, est un emplacement fortifié défensif à l'extérieur d'un fort plus grand dont il sert de réduit local et d'ouvrage avancé. Principalement destiné à protéger les soldats situés à l'extérieur de la ligne de défense principale, ce peut être selon l'usage une structure permanente ou une fortification temporaire construite à la hâte. Le mot signifie " lieu de repli ".

Monument des Wurtembergeois
Sur l’ancien chemin de Chennevières à Bry, autrefois en plein champ, le Wurtemberg (ancien État et territoire situé dans le sud-ouest de l'Allemagne) a rendu hommage ici "à ses braves fils" avec l'érection en 1910, par l'architecte Tremd et à l’initiative de la Société wurtembergeoise des anciens combattants, de cet obélisque en granite surmonté d'une croix de fer taillée dans la pierre.

Château de Coeuilly
Ancien château féodal du 12ème siècle, puis édifice du 17ème siècle, le château de Coeuilly à Champigny-sur-Marne a été reconstruit au 18ème siècle en s’entourant d’un parc de 215 hectares dédié à la chasse.
En 1905, le parc est vendu à un promoteur pour être transformé en lotissement. Il reste aujourd’hui le bâtiment principal. C’est une propriété privée située rue de l’Abreuvoir, dont la façade et la toiture sont inscrites partiellement aux Monuments historiques depuis 1977. Habité, le château de Coeuilly n'est pas accessible au public.
Il dévoile à ses visiteurs un vaste toit troué de fenêtres mansardées, ainsi que des pilastres peu saillants et un fronton avec tympan sculpté sur le corps central.

Bataille de Champigny - 1870 - Les blessés
Depuis la bataille de Solférino et la création par Henry Dunant de la Croix Rouge en 1863, la gestion des blessés est structurée avec une chaîne de tri permettant de classifier le degré d'urgence des soins et l'acheminement depuis les postes avancés vers les soins en zone arrière ou en zone civile.

Combats de 1870 - Premiers morts à Villiers.
Le 17 septembre 1870, les premières troupes wurtembergoises occupent Villiers. Les 33 habitants qui avaient refusé de quitter leur maison sont fait prisonniers le 24 et sont emmenés à Lagny.
Louis-Victor Bordier s'évade, revient à Villiers mais est attrapé et fusillé ici, chemin des perroquets.

Combats de 1870. En attente de l'assaut

Musée Émile-Jean
Le musée a été fondé en 1973 par la Société historique de Villiers-sur-Marne.
A l’aide de mobilier, de mannequins, de documents, d’objets, de tableaux et de photographies, le musée reconstitue la vie quotidienne briarde dans ses différents aspects : activités scolaires, sportives, politiques, religieuses et professionnelles (menuiserie, ferronnerie, culture de la vigne, boulangerie), les modes de vie des différentes classes sociales (ouvrière, bourgeoise, paysanne).
Expositions temporaires dans l’année.

Villiers dans la nuit du 30 Novembre

Combats de 1870 - La dernière charge de Zouaves et de Mobiles
Le 2 décembre 1870, la forte contre-attaque des forces allemandes se heurte à une charge héroïque du 4ème Zouaves et des Mobiles.

Champs de bataille
Des fragments de corps et de matériel militaire furent retrouvés ici par un agriculteur

Mausolée de la guerre de 1870.
Dans la rue du 2 décembre 1870, date de la dernière bataille tragique à Bry lors des combats de 1870, cet ossuaire à quatre degrés supporte un socle en granit sur lequel s'élève, posée sur neuf boulets, une pyramide surmontée d'une croix.
Ce monument commémoratif construit sur un caveau contient, selon la notice administrative et historique sur Bry-sur-Marne (1901), les restes de 466 soldats français et de 47 soldats allemands qui avaient été inhumés en 61 tombes sur le territoire de Bry et ceux de 180 autres soldats français qui reposaient près de l'ancien cimetière de la commune de Villiers.
La parcelle de terrain fut offerte par Monsieur Mentienne, maire de Bry sur Marne dès l'âge de 27 ans, de 1868 à 1881.

Monument à la mémoire de Franchetti.
Léon-Joseph Franchetti, né en 1834, à Livourne (Italie), engagé volontaire au 1er chasseurs d’Afrique en 1855, sous-lieutenant en 1859, démissionnaire en 1864, fut autorisé en 1870 à prendre le commandement d’un corps franc de volontaires à cheval qui furent organisés par lui sous le nom d’Éclaireurs de la Seine. Cet escadron et leur chef se distinguèrent pendant le siège de Paris, et Franchetti fut mortellement blessé à cet endroit lors de l’attaque du plateau de Villiers, le 2 Décembre. Il mourut le 6, à l’ambulance du Grand-Hôtel.

Monument à la mémoire de Podenas.
Haut lieu des combats de la guerre de 1870, la commune a renommé ses rues en mémoire de ces évènements et du nom de ses héros. Ici, le Compte Charles-Louis de Podenas, engagé volontaire, officier aux grenadiers garde de Sardaigne, a été tué à la tête de sa compagnie, le 4ème régiment de Zouaves, le 30 novembre 1870.

Plaque commémorative de la montée aux combats des Zouaves - 1870
Rédigée par Adrien Mentienne, elle a été fixée sur le mur de la Fondation Bellan, à l'entrée de la rue du 136ème de ligne.
C'est en effet par ce chemin que s'élancèrent les zouaves, le 30 novembre 1870, vers le plateau de Villiers.

Plaque commémorative des morts aux combats de 1870
Pacée dans l'église, à la mémoire des officiers et soldats français morts durant les combats de 1870 dans la commune.

Combats de 1870, destruction des ponts
En prévision de l'arrivée des troupes ennemies, les 15 et 16 septembre 1870, le Pont de Bry, comme ceux de Champigny et de Joinville, sont détruits, la Marne étant considérée comme une barrière naturelle. Le viaduc de Nogent connait le même sort.
Or l'information transmise au commandement, indiquant que les Prussiens étaient à Joinville, concernait Joinville-sur-Seine et non Joinville-le-Pont !
A Joinville, le pont détruit est remplacé par des passerelles en bois, éphémères.
Combats de 1870, premiers morts bryards
Le 17 septembre 1870, Adrien Mentienne, Maire de Bry, relate qu'à la première entrée de Wurtembourgeois dans la commune, l'un des membres d'un groupe de civils tire sur eux depuis la maison du restaurateur, près du pont, et blesse un adjudant à la jambe et son cheval. Ils sont capturés et fusillés le lendemain après avoir creusé leur fosse dans le jardin du 9 allée de la Mairie. Les premiers morts bryards furent ainsi Bridet, jardinier au Château de Monsieur Devinck, Chaufour, entrepreneur de serrurerie, Henri Mentienne, cultivateur et Muriez, braconnier, auteur du coup de feu.
Le restaurant, sa maison et plusieurs autres maisons furent incendiées en représailles.

Musée Adrien Mentienne.
Créé en 1973 et labellisé musée de France en 2003, le musée Adrien Mentienne est l’héritier d’un petit musée de ville installé en 1909 dans la mairie de Bry-sur-Marne. Il porte le nom d'Adrien Mentienne 1841-1927, ancien maire, historien, archéologue et donateur de la première collection municipale. Le musée conserve tout d’abord des collections en lien avec l’histoire locale : mobilier archéologique, souvenirs de la guerre de 1870 et de la bataille de Champigny (photographies, armes anciennes, documents, estampes), photographies et cartes postales anciennes de la commune, matériel ethnographique rural… Il possède également des œuvres d’art des XVIIIe, XIXe et XXe siècles, ainsi qu’une collection d’affiches et d’estampes du célèbre affichiste Julien Lacaze, qui avait son atelier à Bry. En 1995, il a reçu en donation 150 œuvres du peintre Maurice Joron. Enfin, il conserve une belle collection – l’une des plus importantes de France – en lien avec l’inventeur du diorama et du daguerréotype, Louis Daguerre, qui a vécu ses dernières années à Bry. Originellement installé dans la mairie, le musée est fermé depuis 2010. Les collections sont aujourd’hui conservées en réserve et présentées à l’occasion d’expositions temporaires. Seule la collection Maurice Joron est présentée de manière permanente. (source : Ville de Bry)

Le lendemain des combats de 1870, Grande Rue de Bry.
Témoignage de Jacques Amédée Le Paire, "Le petit journal de Lagny"
Le matin du 3 décembre, le froid devint rigoureux et une épaisse couche de glace couvrit la terre.
Les blessés furent relevés par un temps terrible, ils furent envoyés dans différentes ambulances. Lagny en reçut un grand nombre, et par mi eux, trois cent français.Ces malheureux, tous ensemble confondus, arrivaient par charretées dans des voitures non suspendues, à moitié morts de froid et de douleur.Les blessés gravement atteints avaient la tête ou la poitrine percées par des balles, les jambes ou le bras cassésou gelés.
Les premiers arrivés, dont la constitution était robuste, furent les seuls qui guérirent et, après le premier décès, il ne se produisit aucun cas de guérison."
Extrait du livre de Jean Roblin "Les combats du siège de Paris en Val de Marne"

Rue du 4ème Zouaves
Le 4ème régiment de Zouaves, élément de la Brigade Fournès, elle-même l'un des composants de la Division Bellemare est l'un des premiers à franchir la Marne à 2heures du matin le 30 novembre 1870.
Après s'être regroupé avec les autres forces place de l'église, le 4ème Zouaves fait marche vers le parc de Villiers.
Ecoutons Monsieur Mentienne, maire de Bry : "J'arrivais à ce moment à Bry ... Partout, des morts jonchés et des blessés rangés près des tables et des murs... Je m'approchais des zouaves et je remarquai que l'on terminait une distribution ; l'un des capitaines, Monsieur de Podenas, venait de donner 6 000 francs, soit une pièce de 20 francs pour quatre hommes, en leur promettant une semblable dans Villiers lorsqu'on y pénétrerait ..."

Le château de Bry-sur-Marne.
Une demeure bourgeoise est attestée à cet endroit au 16e siècle. En 1662, le seigneur de Bry, François Ours Miron, y transfère le siège de la seigneurie de Bry. Le château est entièrement reconstruit au milieu du 18e siècle par Etienne de Silhouette 1709-1767, contrôleur général des finances puis ministre d'Etat sous Louis XV. Son patronyme est devenu un nom commun. Détruit par l'incendie qui dura trois jours et provoqué par l'impact de trois obus lancés depuis le fort de Nogent durant les combats de 1870, il est reconstruit en 1872. Il est aujourd'hui la propriété de la congrégation des sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve et accueille un établissement scolaire.

Monument du Sergent Hoff.
Le sergent Hoff, héros légendaire du siège de Paris en 1870 marque ses nuits d'invraisemblables exploits. Dès le soir, il quitte l"nceinte fortifiée, se glisse aux anant-postes, surprend les allemands daans leurs retrtanchements, tue puis revient à Paris, chargé des dépouilles de ses victimes.
Cela semble si extraordinaire que certains l'accusent d'être un agent au service de la Prusse et d'apporter à ses maîtres, lors de chaque expédition, des renseignements sur les défenses de Paris. D'autres croient qu'il n'existe pas !
Alsacien, son père a été fusillé par les Prussiens et son frêre tué en combattant. Hoff a rsolu de se venger... Au mois de novembre, partant de Nogent sur Marne et avec douze compagnons, il conquiert Neuilly occupé par l'ennemi, il en sera récompensé par la Légion d'honneur, dont l'ordre du jour du 19 novembre indique "Le sergent Hoff a tué, le 24 septembre, trois sentinelles ennemies ; le 1er octobre, un officier prussien ; le cinq, en embuscade avec quize hommes, il a mis en déroute une troupe d'infanterie et de cavalerie. Enfin ,dans divers combats, il a tué vingt-sept prussiens".
On comprend pourquoi les Allemands avaient mis sa tête à prix !
Ce héros de la guerre de 1870 fut nommé après-guerre gardien de l'Arc de Triomphe jusqu'à la fin de sa vie.

Fin de cet itinéraire dans 100 mètres !
Ce parcours historique vous a présenté et conté quelques facettes de ces terribles combats, épisode de trois jours durant la première guerre franco-allemande qui dura du 19 juillet 1870 au 10 mai 1871.
Dans "Les contes du Lundi", Alphonse Daudet nous dévoile ses notes prises lors d'une exploration faite le 3 décembre 1870 à Montreuil, Nogent, Bry sur Marne et Le Perreux :
La veille encore on se battait avec acharnement, aujourd'hui tout est calme malgré le ciel bas, la bise froide, le brouillard. Personne dans Montreuil. Portes et fenêtres closes, entendu derrière une palissade un troupeau d'oies qui piaillait. Ici le paysan n'est pas parti, il se cache. Et en sortant de Montreuil, traversé le Bois de Vincennes tout bleu de la fumée des bivouacs. L'armée de Ducros est là. Les soldats coupent des arbres pour se chauffer ?
A Nogent, encore des soldats. Artilleurs en grands manteaux, mobiles de Normandie, joufflus et ronds de partout comme des pommes, petits zouaves encapuchonnés et lestes, lignards voûtés, coupés en deux, leurs mouchoirs bleus sous le képi autour des oreilles, tout cela grouille et flâne par les rues, se bouscule à la porte de deux épiciers restés ouverts. Une petite ville d’Algérie.
Enfin voici la campagne. Longue route déserte qui descend vers la Marne. Admirable horizon couleur de perle, arbres dépouillés frissonnant dans la brume. Au fond, le grand viaduc du chemin de fer, sinistre à voir avec ses arches coupées, comme des dents qui lui manquent. En traversant Le Perreux, dans une des petites villas du bord du chemin, jardins saccagés, maisons dévastées et mornes.
Pris à travers les champs et descendu à la Marne. Comme j'arrive au bord de l'eau, le soleil débarbouillé tape en plein sur la rivière. C'est charmant. En face, Petit-Bry, où l'on s'est tant battu la veille, étage paisiblement ses maisonnettes blanches sur la côte au milieu des vignes. De ce côté-ci de la rivière, une barque dans les roseaux. Sur la rive, un groupe d'hommes qui causent en regardant le coteau vis-à-vis. Ce sont des éclaireurs que l'on envoie à Petit-Bry voir si les saxons y sont revenus. Je passe avec eux. Pendant que le bateau traverse, un des éclaireurs assis à l'arrière me dit tout bas : « Si vous voulez des chassepots, la mairie de Petit-Bry en est pleine. Ils y ont laissé aussi un colonel de la ligne, un grand blond, la peau blanche comme une femme, et des bottes jaunes toute neuve ».
Ce sont les bottes du mort qui l'ont surtout frappé. Il y revient toujours : vingt dieux ! les belles bottes ! Et ses yeux brillent en m'en parlant.

Gare RER A Bry sur Marne
Située sur le parcours du RER-A en direction de Marne la Vallée, elle est desservie également par les lignes de bus 120, 220 et 520

Le Chateau de La Lande, siège de l'Etat-Major ennemi
Dès septembre 1870, le Chateau de La Lande, siège de la Clinique Hydrothérapique et propriété du Docteur Fleury, est réquisitionnée par le Général Von Obernitz pour en faire le siège de l'état major wurtembergeois.
En effet, des incompatibilités entre la Croix-Rouge Internationale et le Ministère de la Guerre firent que le drapeau estampillé, absolument indispensable à la protection de sa maison de santé, ne lui fut jamais délivré.
Ce fut parfois le lieu de tirs vers les ballons de surveillance et leurs aéronautes français.
Les pillages et saccages de l'occupant puis les bombardements d'obus tités depuis les lignes françaises détruisirent le Château, la clinique et le parc. Malgré une reconstruction, la guerre de 1939/1945 acheva d'en faire disparaitre toute trace. Le plus visible des vestiges est la grille principale du château, avenue Jean-Claude Delubac, portant encore en emblème les initiales entrelacées "AC" de sa dernière châtelaine : Adelinda Concha.

Fort de Champigny sur Marne
Ce fort fut construit après la guerre de 1870 : Il fait partie de la seconde ceinture fortifiée de Paris construite vers 1880 suivant les concepts de défense du général Séré de Rivières et est représentatif de l'architecture militaire du 19ème siècle.
Le Fort de Champigny s'étend sur 4 hectares et est contemporain de ceux de Villeneuve-Saint-Georges et de Sucy également situés en Val-de-Marne. Les casernes de troupes et d'officiers constituent avec le magasin à poudre d'excellents exemples d'architecture militaire de cette époque.
Situé sur la commune de Chennevières-sur-Marne et propriété de la ville, il doit son nom au fait qu’il était destiné à surveiller la plaine de Champigny, caractéristique commune à tous les forts des deux ceintures de Paris.

Le Petit Pont, appelé Pont des Soupirs.
Ici fût un lieu de violents combats qui est resté dans l'histoire comme "Le Petit Pont".

Monuments 1870

Tombe du Capitaine PROT
C'est loin du champ de bataille de Villiers que le capitaine Prot a fait ses armes. Mais c'est pourtant sa tombe qui aujourd'hui illustre l'empreinte de la guerre de 1870 sur ce territoire qui fut l'antichambre de la défense parisienne après l'invasion prussienne.
Marie Laurent Raoul Prot, né à Paris en 1853, est mort à Villiers où il avait fini sa vie en 1906. Simple soldat en 1870, il fut fait prisonnier sur le front Est et envoyé en Allemagne d'où il ne sera libéré qu'en 1871 avant de s'installer à Villiers à la fin de sa carrière. C'est là, que, soucieux du devenir de ses camarades anciens combattants, il fonde la société de secours des vétérans des armées de terre et de mer de 1870-1871. Une caisse de retraite dédiée aux soldats sans ressources pour laquelle il sera fait chevalier de la Légion d'honneur. A sa mort, elle comptera jusqu'à 282 155 membres dont 137 354 survivants de 1870-1871.
Sa concession offerte à perpétuité par l'armée en 1907 a été rénovée par les bénévoles de la société historique de Villiers. Cette dernière y a ajouté une plaque commémorative à l'occasion de sa rénovation.
D'après un article Le Parisien - Marion Kremp

Les combats de 1870 au Pont de Joinville
Le Pont de Joinville fut un point de passage imporatnt pour les troupes françaises et mzlheureusement, pour les troupes prussiennes et wurtenburgeoises.
Le pont de pierre fut détruit le 15 septembre 1870, un pont de bois le remplaça et de nombreux soldats périrent lors de son effondrement, projetant les troupes dans une Marne glaciale, la température de l'air étant de moins-quinze ce jour là.

Monument aux morts de 1870 - Bonneuil sur Marne
Inauguré le 31 mai 1896 par le préfet Poubelle, il recueille les restes de 19 soldats français et de 21 soldats allemands morts dans les combats du Montmesly le 30 novembre 1870.

Monument de la Gare-aux-Boeufs à Choisy le Roi.
Décidée par la municipalité de Choisy le Roi en commémoration des combats du 30 septembre 1870 et inaugurée en 1894 par Félix Faure, ministre de la Marine, cette oeuvre du sculpteur Hercule rend hommage à la bravoure des troupes de marine pendant le siège de Paris.
Elle représente un fusilier-marin menaçant, hache d'abordage à la main, drapeau plaqué sur le cœur.

Thiais - Monument aux morts de 1870
Monument aux morts inauguré en 1891 et réalisé d'après les dessins de l'architecte E. Blondeau par l'entrepreneur F. Marchais avec groupe sculpté par Raoul Dufresne et exécuté par Hodot, fondeur à Paris
Thiais - Monument aux morts de 1870
Monument commémoratif de la guerre de 1870-1871, élevé par le Département de la Seine en mémoire des combats du 29 novembre 1870, propriété publique.
L'Haye les Roses - Monument aux morts de 1870
Monument commémoratif de la guerre de 1870-1871, dit colonne brisée, élevé par le 35ème régiment de ligne en souvenir du combat de Chevilly du 30 septembre 1870, situé à l’intersection de la rue Paul-Hochart et du Chemin de Sainte-Colombe, propriété de la ville.
L'Haye les Roses - Monument aux morts de 1870
Monument commémoratif de la guerre de 1870-1871, dit la Croix des Mobiles, élevé en mémoire des soldats tombés sur le champ de bataille en 1870, situé à l’angle de l’avenue du général de Gaulle et de la rue Gabriel Péri, propriété de la ville.
L'Haye les Roses - Monument aux morts de 1870
Monument commémoratif de la guerre de 1870-1871, élevé par le Département de la Seine en mémoire des combats du 29 novembre 1870, situé au 1, rue des Saussaies, propriété publique.
Transport en commun
Cet itinéraire linéaire est accessible depuis le RER-A, gare de Champigny et se termine au RER-A, gare de Bry sur Marne. Bien sûr, vous pouvez le parcourir dans les deux sens indifféremment, les points d'intérêt se présenteront à vous automatiquement lorsque vous passerez à proximité grâce à ce parcours guidé par le GPS de votre téléphone.
Il peut être parcouru en vélo sans difficulté majeure.
Vous pouvez également rejoindre les points de départ ou quitter le circuit par autobus
- à Champigny, bus 111, 116,117, 208, 306.
- à Bry, bus 120, 210 et 520.
A voir en dehors du parcours !
Prenez un peu de temps pour aller en vélo, en voiture ou en transport en commun à la rencontre d'autres lieux de mémoire dans le département. Ces points d'intéret sont localisés : agrandissez la carte du parcours, cliquez sur ces points présentés à l'extérieur de l'itinéraire, vous serez alors guidés pour les rejoindre !
- Le Château de La Lande, au quartier de Coeuilly, siège de la Clinique Hydrothérapique et propriété du Docteur Fleury, réquisitionnée par le Général Von Obernitz pour en faire le siège de l'état major wurtembergeois dès septembre 1870 ;
- Le Monument aux morts de 1870, au cimetière de Bonneuil sur Marne, avenue de Verdun . Inauguré le 31 mai 1896 par le préfet Poubelle, il recueille les restes de 19 soldats français et de 21 soldats allemands morts dans les combats du Montmesly le 30 novembre 1870 ;
- Le Monument du Général Ladreit de la Charrière, à Créteil, angle de la rue du Général Leclerc et de l'avenue Pierre Brossolette. Il est élevé en 1893 à la gloire de ce général tombé à la tête de ses troupes à cette même bataille du Montmesly. Le buste qui ornait le monument fut détruit par les Allemands en 1942.
- Deux monuments à Thiais, dont le Monument commémoratif des batailles de Thiais du 30 septembre et du 29 novembre 1870. Erigé par la municipalité square du Maréchal Juin, la statue, oeuvre du sculpteur Raoul Dufresne, est inaugurée le 27 septembre 1891.
- Le Monument de la Gare-aux-Boeufs, rue Rollin Régnier à Choisy le Roi. Décidée par la municipalité en commémoration des combats du 30 septembre 1870 et inaugurée en 1894 par Félix Faure, ministre de la Marine, cette oeuvre du sculpteur Hercule rend hommage à la bravoure des troupes de marine pendant le siège de Paris. Elle représente un fusilier-marin menaçant, hache d'abordage à la main, drapeau plaqué sur le cœur.
- Trois monuments à l'Haÿe les Roses, dont le Monument aux défenseurs de Paris, angle de la rue de Bronzac et la voie des Saussaies. Cénotaphe de granit élevé par la ville de Paris, simplement décoré par une épée taillée dans le fronton, en mémoire d'une tentative de diversion inutile le 29 novembre 1870.
- Sans oublier
- le cimetière de Villiers et celui de Bry, qui détiennent tombes et monuments datant de cette guerre ;
- le Pont de Joinville, détruit et remplacé par un pont en bois qui occasionna de nombreuses morts parmI les soldats, noyés lors de son effondrement ;
- Le carrefour de la Fourchette de Champigny, où plusieurs centaines de soldats prussiens et français furent enterrés sommairement dans deux tranchées par des températures négatives.

Un grand merci !
Ce parcours a été construit et documenté grâce aux lectures de livres et documents et aux rencontres avec des passionnés de notre histoire locale :
- Jean Roblin, livre "Et Ducrot passa la Marne ..., les combats de Paris en Val de Marne", éditions Amatteis (1971, réédité en 1987).
- Monsieur Poisson, historien, Villiers sur Marne.
- Ville de Bry sur Marne : Musée Adrien Mentienne ; catalogue de l'exposition "La bataille de Champigny, 30 novembre et 2 décembre 1870" (2021) et vidéos sur la bataille de Champigny.
- Ville de Champigny sur Marne et Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Val de Marne, brochure "La bataille de Champigny, 30 novembre-2 décembre 1870, la République en armes".
- Musée de Nogent sur Marne.
- Archives Départementales du Val de Marne.








Extrait de "Impact direct et conséquences profondes de la guerre de 1870", Par Éric Anceau, Sorbonne Université
Courte – elle a duré seulement dix mois dont six de combats effectifs –, circonscrite à deux nations, les Français et les Allemands, et relativement peu meurtrière – moins de 200 000 morts –, au regard de celles qui l’encadrent – les guerres napoléoniennes et la guerre civile américaine d’une part, la Première Guerre mondiale de l’autre –, la guerre de 1870 a d’énormes conséquences tant à l’intérieur des États concernés et en Italie voisine, que sur le plan des relations internationales.
Il n’est pas exagéré d’écrire que la Première Guerre mondiale est fille de la guerre de 1870, voire même qu’elle inaugure un cycle guerrier européen qui ne s’achève qu’en 1945. Encore faut-il alors préciser qu’elle résulte elle-même, d’une certaine façon, des guerres de la Révolution et de l’Empire et de la défaite infligée par Napoléon à la Prusse, lors de la bataille d’Iéna, en 1806, et du fort sentiment national qui en découle.
....
Le traité de Francfort du 10 mai 1871 qui inflige à la France le paiement d’une indemnité de guerre de 5 milliards de franc-or, l’occupation d’une grande partie de son territoire jusqu’à ce que l’intégralité de ce tribut d’une ampleur inédite soit finalement versée, en septembre 1873, et surtout la perte de l’Alsace et de la Moselle, entraîne à la fois un abattement collectif dû à l’humiliation de la débâcle et une très forte volonté de revanche.

Transport en commun
Cet itinéraire linéaire est accessible depuis le RER-A, gare de Champigny et se termine au RER-A, gare de Bry sur Marne. Bien sûr, vous pouvez le parcourir dans les deux sens indifféremment, les points d'intérêt se présenteront à vous automatiquement lorsque vous passerez à proximité grâce à ce parcours guidé par le GPS de votre téléphone.
Il peut être parcouru en vélo sans difficulté majeure.
Vous pouvez également rejoindre les points de départ ou quitter le circuit par autobus
- à Champigny, bus 111, 116,117, 208, 306.
- à Bry, bus 120, 210 et 520.
A voir en dehors du parcours !
Prenez un peu de temps pour aller en vélo, en voiture ou en transport en commun à la rencontre d'autres lieux de mémoire dans le département. Ces points d'intéret sont localisés : agrandissez la carte du parcours, cliquez sur ces points présentés à l'extérieur de l'itinéraire, vous serez alors guidés pour les rejoindre !
- Le Château de La Lande, au quartier de Coeuilly, siège de la Clinique Hydrothérapique et propriété du Docteur Fleury, réquisitionnée par le Général Von Obernitz pour en faire le siège de l'état major wurtembergeois dès septembre 1870 ;
- Le Monument aux morts de 1870, au cimetière de Bonneuil sur Marne, avenue de Verdun . Inauguré le 31 mai 1896 par le préfet Poubelle, il recueille les restes de 19 soldats français et de 21 soldats allemands morts dans les combats du Montmesly le 30 novembre 1870 ;
- Le Monument du Général Ladreit de la Charrière, à Créteil, angle de la rue du Général Leclerc et de l'avenue Pierre Brossolette. Il est élevé en 1893 à la gloire de ce général tombé à la tête de ses troupes à cette même bataille du Montmesly. Le buste qui ornait le monument fut détruit par les Allemands en 1942.
- Deux monuments à Thiais, dont le Monument commémoratif des batailles de Thiais du 30 septembre et du 29 novembre 1870. Erigé par la municipalité square du Maréchal Juin, la statue, oeuvre du sculpteur Raoul Dufresne, est inaugurée le 27 septembre 1891.
- Le Monument de la Gare-aux-Boeufs, rue Rollin Régnier à Choisy le Roi. Décidée par la municipalité en commémoration des combats du 30 septembre 1870 et inaugurée en 1894 par Félix Faure, ministre de la Marine, cette oeuvre du sculpteur Hercule rend hommage à la bravoure des troupes de marine pendant le siège de Paris. Elle représente un fusilier-marin menaçant, hache d'abordage à la main, drapeau plaqué sur le cœur.
- Trois monuments à l'Haÿe les Roses, dont le Monument aux défenseurs de Paris, angle de la rue de Bronzac et la voie des Saussaies. Cénotaphe de granit élevé par la ville de Paris, simplement décoré par une épée taillée dans le fronton, en mémoire d'une tentative de diversion inutile le 29 novembre 1870.
- Sans oublier
- le cimetière de Villiers et celui de Bry, qui détiennent tombes et monuments datant de cette guerre ;
- le Pont de Joinville, détruit et remplacé par un pont en bois qui occasionna de nombreuses morts parmI les soldats, noyés lors de son effondrement ;
- Le carrefour de la Fourchette de Champigny, où plusieurs centaines de soldats prussiens et français furent enterrés sommairement dans deux tranchées par des températures négatives.

Un grand merci !
Ce parcours a été construit et documenté grâce aux lectures de livres et documents et aux rencontres avec des passionnés de notre histoire locale :
- Jean Roblin, livre "Et Ducrot passa la Marne ..., les combats de Paris en Val de Marne", éditions Amatteis (1971, réédité en 1987).
- Monsieur Poisson, historien, Villiers sur Marne.
- Ville de Bry sur Marne : Musée Adrien Mentienne ; catalogue de l'exposition "La bataille de Champigny, 30 novembre et 2 décembre 1870" (2021) et vidéos sur la bataille de Champigny.
- Ville de Champigny sur Marne et Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Val de Marne, brochure "La bataille de Champigny, 30 novembre-2 décembre 1870, la République en armes".
- Musée de Nogent sur Marne.
- Archives Départementales du Val de Marne.








Extrait de "Impact direct et conséquences profondes de la guerre de 1870", Par Éric Anceau, Sorbonne Université
Courte – elle a duré seulement dix mois dont six de combats effectifs –, circonscrite à deux nations, les Français et les Allemands, et relativement peu meurtrière – moins de 200 000 morts –, au regard de celles qui l’encadrent – les guerres napoléoniennes et la guerre civile américaine d’une part, la Première Guerre mondiale de l’autre –, la guerre de 1870 a d’énormes conséquences tant à l’intérieur des États concernés et en Italie voisine, que sur le plan des relations internationales.
Il n’est pas exagéré d’écrire que la Première Guerre mondiale est fille de la guerre de 1870, voire même qu’elle inaugure un cycle guerrier européen qui ne s’achève qu’en 1945. Encore faut-il alors préciser qu’elle résulte elle-même, d’une certaine façon, des guerres de la Révolution et de l’Empire et de la défaite infligée par Napoléon à la Prusse, lors de la bataille d’Iéna, en 1806, et du fort sentiment national qui en découle.
....
Le traité de Francfort du 10 mai 1871 qui inflige à la France le paiement d’une indemnité de guerre de 5 milliards de franc-or, l’occupation d’une grande partie de son territoire jusqu’à ce que l’intégralité de ce tribut d’une ampleur inédite soit finalement versée, en septembre 1873, et surtout la perte de l’Alsace et de la Moselle, entraîne à la fois un abattement collectif dû à l’humiliation de la débâcle et une très forte volonté de revanche.

Oui.
94250 Gentilly
Entre Paris et
Disneyland Paris
À l'est de Paris, les communes de Paris Est Marne & Bois bénéficient d'un cadre enchanteur, bordé par les rives de la Marne et la fraîcheur des bois de Vincennes et de Saint-Martin.
Bien desservies par plusieurs lignes de RER, dont une ligne directe vers Disneyland Paris, les 13 communes offrent l'opportunité idéale de séjourner à deux pas de l'effervescence de Paris, première destination touristique mondiale tout en profitant pleinement de la Dolce Vita de l'est parisien !




