Partez à la découverte des pépites de l'Est parisien,
du bois de Vincennes et des bords de Marne à travers une sélection
d'itinéraires à parcourir à pied, à vélo ou même sur l'eau !
PR-13 - Charenton et son histoire





La commune de Charenton-le-Pont est issue de la réunion de quatre territoires : - Le Bourg-du-Pont qui était localisé le long de la Marne, à la sortie du pont. - Le village des Carrières qui s’étendait le long de la Seine et de la Marne. - Le domaine de Conflans avec son village et son château en remontant vers le nord-ouest. - Le domaine de Bercy et son château, situés plus à l’ouest. Avant la Révolution française, cet ensemble formait la paroisse Saint-Pierre-de-Conflans. En 1790, cette paroisse devient une commune qui prend le nom de Conflans l'Archevêque puis Charenton-Conflans et enfin Charenton-le-Pont en 1801. Charenton perd sa partie occidentale en 1790 lorsque la commune de Bercy est créée. En 1860, quand Bercy disparaît au profit de Paris qui intègre sa partie Ouest, Charenton en récupère la partie Est et aussi une partie du bois de Vincennes que finalement Paris intégrera en 1931. Née de la présence d'un pont stratégique sur la Marne, Charenton s'est développée au cours des siècles grâce à sa proximité avec le domaine royal de Vincennes, grâce aux activités de ses ports fluviaux aujourd'hui tous disparus (le port des Carrières, le port des Meules, le port aux Lions et le port des Magasins Généraux), puis grâce à l'arrivée des transports en commun. Ce parcours de 6,5 km en boucle permet de découvrir les vestiges des grands domaines d'avant la Révolution française, quelques bâtiments derniers témoins de la forte activité industrielle et commerciale des 19e et 20e siècles, de beaux immeubles et villas Art Nouveau, ainsi que des quartiers modernes redessinés à partir des années 1960. Originalité visible sur le parcours, deux portraits Street Art réalisés en LEGO par Tom Brikx, un artiste charentonnais de renommée internationale qui affiche ses œuvres sur les murs de nombreuses villes partout dans le monde..

Eglise Saint Pierre
L’église Saint-Pierre de Charenton a été construite entre 1857 et 1859 en pierre calcaire dans le style éclectique des années 1850 inspiré du Moyen-Age par l'architecte Claude Naissant, en remplacement de l’ancienne église du quartier de Conflans.
La façade se présente en trois parties. Le centre est érigé sur deux niveaux avec en partie supérieure trois baies dont une qui abrite une statue de Saint Pierre. Dans les parties latérales de cette façade, quatre évangélistes accueillent les fidèles. On y remarque aussi les inscriptions "République Française", "Liberté, Egalité, Fraternité" et "Propriété communale" , gravées par la commune en 1882 et reflet des tensions entre le curé et la commune à la fin du 19e siècle.
Le clocher, bâti sur le côté en rappel à l'ancienne église, est haut de 37 mètres et possède trois cloches.
A l'intérieur de l'église, les vitraux des chapelles et du chevet sont l'œuvre du maître-verrier Lusson et les grands orgues au-dessus de la grande porte d’entrée, inaugurées en 1891, ont été rénovées en 1941 puis classées Monument Historique en 1986 pour leur partie instrumentale.

Monument aux morts
Sur la place de l'église, un monument aux morts a été érigé après la 1ère guerre mondiale.
En 2006, suite à un effondrement du sol dû aux nombreuses carrières présentes dans le sous-sol de la ville, le monument a dû être temporairement déplacé. Il a été remonté sans son lourd piédestal et a été orienté cette fois-ci vers la place et l'église.

Portrait
Sur le mur de l'agence immobilière, à l'angle de la rue de Paris et de la rue Gabrielle, un portrait Street Art de Gabrielle d'Estrées, maitresse d'Henri IV, réalisé par l'artiste Tom Brikx, premier portraitiste de rue qui conçoit ses œuvres en LEGO.

Un bel immeuble de Georges Guyon
A cette adresse, un immeuble de style Art Nouveau construit en 1903 et cité comme étant une des plus belles réalisations de Georges Guyon (1850-1915), un architecte très présent à Charenton et à Saint-Maurice.
A remarquer sur la façade, la beauté des décors réalisés par un sculpteur dont le nom est inscrit à gauche de la porte d'entrée ainsi que les vitraux des bow-windows du 1er étage.
A travers la porte d'entrée vitrée, on aperçoit les décors sculptés du passage ainsi que la très belle porte avec vitraux qui donne sur la cour arrière de l'immeuble qui servait autrefois de remise à voitures.

L'Hôtel de Ville
Ce lieu était occupé par un domaine de 12 hectares, la propriété du Cadran, qui fut racheté au 16e siècle par Barthélémy Cénamy, un banquier Italien conseiller d'Henri IV. Le roi venant souvent rencontrer son conseiller dans sa propriété, le souvenir d'Henri IV est fortement présent à Charenton : une place à son nom, une rue Gabrielle (en souvenir de Gabrielle d'Estrées, sa maîtresse) et à côté de l'actuel Hôtel de Ville, une statue en bronze créée en 1985 et réplique d'une sculpture réalisée en 1608, visible de nos jours à la basilique Saint Jean-de-Latran à Rome.
Ce domaine devient ensuite la propriété de Nicolas de Verdun, président du parlement de Paris sous Louis XIII, qui en 1612 fait construire un bâtiment sur le modèle des bâtiments de la place Royale (l'actuelle place des Vosges).
Après avoir changé plusieurs fois de propriétaire, le domaine est démantelé en 1838 et divisé en lots, ce qui permet à la municipalité d'acquérir ce bâtiment. La mairie s'y installe, partageant les locaux avec les écoles et la Justice de Paix.
En 1862, ce bâtiment est classé monument historique sous le nom de "Pavillon Antoine de Navarre" (le père d'Henri IV). C'est le plus vieux bâtiment de Charenton.
Au cours des années 1887-1888, des bâtiments sont construits dans le même style afin d'agrandir la mairie : Une annexe, accolée au Pavillon Antoine de Navarre et le tribunal de l'autre côté de la cour d'entrée.
Au fond de la cour est construite une salle des fêtes dont la structure métallique provient du "Pavillon des Chemins de Fer", récupérée après l'Exposition Universelle de 1889. Cette salle, pouvant accueillir 1000 spectateurs, sera détruite en 1967.

La place de Valois
A l'emplacement de l'actuelle place de Valois, un hôtel particulier avait été construit vers 1640. Il surplombait la vallée de la Marne et ses jardins en terrasse descendaient jusqu'à la rivière. Les somptueux décors intérieurs étaient l'œuvre de Charles Lebrun, décorateur du château de Vaux-le-Vicomte.
Sa propriétaire, la Marquise du Plessis-Bellière, grande amie de Nicolas Fouquet, organisa dans cette demeure les premiers salons littéraires où se pressèrent les plus grands artistes du 17e siècle.
A partir de 1722, il devint la propriété de la famille Chamillard (dont un ministre de Louis XIV), puis eut plusieurs propriétaires successifs jusqu'au début du 20e siècle.
Aujourd'hui, rien ne subsiste de cette propriété, car rachetée par la ville de Paris dans les années 1930, elle fut démolie en 1937 en prévision du prolongement de la ligne de métro. Mais il fallut attendre les années 1970 pour que cette ligne n°8 soit prolongée vers Maisons-Alfort et Créteil.
De nos jours, la propriété du 17e siècle a laissé la place à un ensemble résidentiel moderne construit en 1988 et à une grande place au-dessus des voies souterraines du métro.

La rue de Paris
A l'origine, la chaussée qui partait du pont de Charenton et qui allait vers la capitale s'appelait le chemin de Paris. Il se divisait ensuite en 2 :
- Le chemin de Reuilly (l'actuelle avenue Jean-Jaurès) qui permettait d'arriver à la Porte du Faubourg Saint-Antoine.
- Le chemin de la Planchette (l'actuelle rue de Conflans) qui permettait d'arriver à La Bastille.
En 1690, la famille Malon, propriétaire du Domaine de Bercy, décida d'aménager un grand jardin à la française. Pour ce faire, elle obtint que le tracé du chemin vers Paris soit modifié afin qu'il ne passe plus au ras des pavillons d'entrée de l'avant-cour du château (l'actuelle rue du Petit Château). D'où le tracé rectiligne entre l'église Saint-Pierre et la Porte de Charenton de ce chemin devenu la rue de Paris.
La partie la plus ancienne de la rue de Paris est celle qui descend de l'Hôtel de Ville vers le pont et qui traversait le Bourg-du-Pont, cœur historique de la ville. Cette rue pavée, semi-piétonne et très commerçante, possède encore quelques façades historiques, comme celle de l'immeuble du 18e siècle au n°32/34 avec l'encadrement de sa porte d'entrée ou celle d'un ancien couvent du 17e siècle au n°17/19. Dans le bas de la rue, d'autres constructions très anciennes sont visibles, comme au n°9 un immeuble aux murs très épais et au n°6 un immeuble à la façade très inclinée.

Le Pont de Charenton
C'est à partir du 6e siècle qu'on trouve mention dans des écrits monastiques d'un pont en pierre permettant de traverser la Marne à Charenton.
Jusqu'au début du 13e siècle et la construction par les moines de l'abbaye de Saint-Maur d'un pont en bois au niveau de Joinville et de l'île Fanac, ce fut le seul point de traversée sécurisé de la Marne. Les autres points de passage étaient assurés par des bacs, mais vu le débit non maitrisé de cette rivière, les naufrages y étaient fréquents.
Le pont de Charenton était de ce fait un point stratégique très important, permettant aux régions de l'Est de rentrer en toute sécurité dans l'agglomération de Paris et aux parisiens d'accéder aux routes de Champagne et de Bourgogne où se tenaient les plus grandes foires économiques européennes.
Maintes fois détruit et reconstruit (18 fois jusqu'à ce jour), il resta fortifié jusqu'à la fin du 16e siècle. Au 17e siècle il possédait 4 moulins en son centre. La dernière version en pierre fut détruite en 1973 pour faire place à un pont à structure métallique, réalisé en lien avec la construction de l'autoroute de l'Est (A4).

La place Henri IV
Suite au démantèlement du domaine du Cadran en 1838 et à sa vente par lots, le quartier s'est rapidement urbanisé. C'est à cette époque qu'ont été créées la place Henri IV et les six rues donnant sur la place.
En 1852, la commune de Charenton obtint l'autorisation préfectorale de tenir un marché tous les samedis sur cette place. Pour les besoins en eau du marché, elle lança une souscription pour y installer une belle fontaine. Cet édifice, au large bassin à dix pans surmonté d'une vasque et d'un groupe de petits personnages, est resté en place jusqu'au début des années 1900.
De nos jours, une fontaine de type Wallace, fabriquée par les fonderies d'art du Val d'Osne (Haute-Marne), remplace la grande fontaine d'origine.
Dominant la place, un bel immeuble de style néo-Louis XIII construit par Georges Guyon en 1890, et doté d'une belle marquise et de deux bow-windows encadrant la façade.

Réalisations de Georges Guyon rue Labouret
Des réalisations de Georges Guyon dans cette rue :
- L'immeuble de 1896 à l'angle de la rue du Parc et de la rue Labouret, avec sa travée centrale en saillie, son balcon du dernier étage et sa belle porte d'entrée avec vitraux qui est surmontée d'un cartouche orné de palmes et de cuirs entourant la représentation des outils de l'architecte.
A l'origine, le rez-de-chaussée de cet immeuble abritait un hôtel particulier avec son jardin privé.
- L'immeuble de 1914 à l'angle de la rue Labouret et de la rue de la République avec sa tourelle d'angle dominant la rue et son décor sculpté de style Renaissance qui est l'œuvre du sculpteur Jules-Hector Despois de Folleville.

Le temple
A la suite de la promulgation de l’Edit de Nantes en 1598, les protestants eurent le droit de pratiquer leur religion dans les villes qui leur étaient acquises ainsi qu’aux environs de la capitale.
Le premier temple protestant de la région parisienne est construit en 1607 sur la paroisse de Charenton-Saint-Maurice (qui deviendra la commune de Charenton-Saint-Maurice en 1790, puis la commune de Saint-Maurice en 1842). Il était situé près de l'actuel moulin de la Chaussée, à proximité de la Marne de façon à être facilement accessible en barque depuis Paris. Mais la présence d'un temple provoque des émeutes chaque dimanche et celui-ci est saccagé en 1615 puis incendié en 1621.
Un second temple est construit au même endroit en 1624. Ses grandes dimensions permettent d'accueillir plus de 4000 personnes pour les offices du dimanche, tandis que les jours de fête entre 5000 et 10.000 personnes s'y rendent en bateau depuis Paris. Mais lorsqu'en 1685, Louis XIV révoque l'Edit de Nantes, le temple est immédiatement détruit.
Il faudra attendre 1889 pour que l’Eglise Réformée construise à Charenton-le-Pont son troisième temple, financé par une souscription internationale à laquelle participent l'Angleterre, les Etats-Unis, la Hollande, ainsi que les villes de Paris et de Charenton. Son architecture est du type Eiffel avec une structure métallique à 12 colonnes. L'intérieur a été rénové et modernisé au début des années 2000.
Au-dessus du petit vitrail situé à gauche du porche d’entrée, figure une étoile avec l’inscription "1685 – 1889". Ces deux dates remémorent l’absence du culte réformé entre la destruction du second temple et la construction du temple actuel.
Une stèle installée en 1985 à Saint-Maurice face au moulin de la Chaussée, rappelle la présence des deux premiers temples protestants à cet endroit.
Toilettes Publiques

Les glacières
A la place de ce groupe d'immeubles du 1 et 3 avenue Jean-Jaurès construits dans les années 1980, étaient installés des glacières.
La construction commença en 1866 et les bâtiments occupèrent jusqu'à 5500 m2 de ce quartier. Des caves y furent creusées jusqu'à 20 mètres de profondeur.
Tous les hivers, plusieurs centaines de personnes étaient employées par la société "Les Glacières de Paris" pour aller récolter la glace des lacs du Bois de Vincennes. Quand les hivers étaient trop doux, on faisait venir la glace de Suisse ou de Norvège. Cette glace était stockée dans ces caves pour être livrée par des voitures à cheval toute l'année et servait à la conservation des aliments et même à la confection de glaces à consommer.
C'est seulement à partir de 1880 que l'on saura fabriquer de la glace artificielle.
Après la 2ème guerre mondiale, l'usine construisit 2000m2 d'entrepôts frigorifiques pour entreposer les 200 tonnes de glace que cinq compresseurs à ammoniaque étaient capables de produire chaque jour.
C'est en 1981 que l'usine cessa son activité et fut détruite.

L'avenue de Gravelle
Dans les années 1860 est créée l'avenue de Gravelle, qui définira la limite nord de l'urbanisation de Charenton. Puis en 1931, la ville de Paris annexe la partie charentonnaise du Bois de Vincennes, entre l'avenue de Gravelle et la plaine Daumesnil. Le cimetière de Charenton et le vélodrome se retrouvent alors en territoire parisien. Les limites de la ville sont désormais figées.
A noter que chaque construction de l'avenue de Gravelle, pavillon ou immeuble devait posséder un jardinet fermé par un muret surmonté d'une grille afin de la séparer de la rue.
Dans cette partie de l'avenue de Gravelle, trois bâtiments particuliers :
- Le n°54, la Villa des Sapins, avec sa façade rose et blanche d'inspiration flamande. Elle a été construite en 1892 par Georges Guyon pour l'entrepreneur Firmin Bertrand avec lequel l'architecte a réalisé de nombreux bâtiments à Charenton.
- Le n°52, un immeuble où vécut le poète Paul Eluard (1895-1952) les deux dernières années de sa vie, de son vrai nom Eugène Grindel. Une plaque sur la façade le rappelle aux passants.
- Au n°50, à l'autre angle de l'avenue Jean Jaurès, les façades de style Art Déco de l'ancien groupe scolaire Jean-Jaurès, construit dans les années 30 par Henri Guyon (le fils de Georges Guyon), qui ont été conservées pour construire un ensemble immobilier résidentiel.

Le vélodrome Jacques Anquetil
C'est en 1896 qu'est construit en vue des Jeux Olympiques de Paris de 1900, le "Vélodrome municipal de Vincennes", afin d'accueillir les épreuves de cyclisme, de cricket, de gymnastique, de football et de rugby. Il prendra ensuite le nom de "Cipale" par contraction de "piste municipale".
La piste de 500 m est en béton armé continu et sans joint (la seule au monde dans ce revêtement). Les tribunes de style "Belle Epoque" sont construites sur le modèle Eiffel.
Ce vélodrome accueillera ensuite les Jeux Olympiques de Paris en 1924, des championnats du monde de vitesse d'entre-deux guerres et les arrivées du Tour de France entre 1968 et 1974.
En 1987, la Cipale est rebaptisée "Vélodrome Jacques Anquetil" suite au décès de ce grand champion français.
Mais à partir des années 1980, cette piste tombe peu à peu dans l'oubli au profit des pistes en bois de 250 m (le standard olympique) et couvertes, comme celle montée à Bercy entre 1984 et 1989 pour "Les six jours de Paris". Puis un vélodrome moderne est construit à Saint-Quentin-en-Yvelines en vue de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2012.
Entre 2012 et 2015, le vélodrome Jacques Anquetil est rénové par la ville de Paris et les salons officiels du vélodrome sont transformés en un restaurant. Dorénavant, la piste est utilisée par les amateurs des clubs parisiens et le terrain au centre accueille des clubs de rugby de la capitale.
Le vélodrome est désormais classé Monument Historique.
A l'entrée, une plaque en relief rend hommage aux trois frères Pélissier qui ont marqué l'histoire du cyclisme français dans les années 1910 à 1930.

La Coupole
En 1822 est créée à Paris, rue Sainte-Anne, l'entreprise Nicolas, spécialisée dans la vente de vin en barriques. Celle-ci se développe ensuite en ouvrant des boutiques pour commercialiser le vin en bouteilles.
En 1878, Nicolas s'installe quai de Bercy à Charenton, puis installe son siège social dans le quartier Valmy dans les années 1920, à l'emplacement de l'ancien vélodrome de l'Est. Peu à peu, l'entreprise s'agrandit entre la voie de chemin de fer et la rue de Paris jusqu'à y occuper six hectares, ce qui lui offre une capacité de stockage de près de 12 millions de bouteilles.
Rachetée au début des années 80 par le groupe Rémy Martin puis par le groupe Castel, l'entreprise Nicolas quitte alors Charenton . Aujourd'hui, seule subsiste la façade de son siège social, intégrée dans les bâtiments modernes d'un grand groupe bancaire, au 10 avenue Winston Churchill (le long de la voie ferrée).
Au début des années 1990, la municipalité crée à cet emplacement la Zac Valmy-Liberté et y construit "La Coupole", un ensemble constitué de logements, d'un centre d'affaires et d'un chœur culturel dont un conservatoire de musique et un lieu d'exposition. Cet ensemble abrite également une galerie commerciale et un vaste espace circulaire éclairé par une grande verrière avec boutiques, restaurants et galeries d'art.

Le Domaine de Bercy
Les deux façades en pierre avec leur grand portail sont les seuls vestiges du château de Bercy. Elles datent du début du 18e siècle. Elles ont été inscrites au titre des monuments historiques en 1959 et en 1966. Elles faisaient partie des communs du château, avec l'appartement des bains, les cuisines du château au n°109 et l'entrée des écuries et enfin des remises à carrosses au n° 114.
Le domaine de Bercy était un vaste domaine de 300 hectares le long de la Seine, qui s'étendait de Charenton à l'enceinte de Paris et au bois de Vincennes.
En 1847, le parc est coupé en deux par la création de la voie de chemin de fer Paris-Lyon puis en 1860, il est à nouveau coupé en deux dans un autre sens par la construction des fortifications de Thiers autour de Paris. Les propriétaires délaissent alors leur domaine. En 1867, le terrain est vendu et le château détruit.
La partie hors Paris du domaine, comprise entre la voie ferrée et la Seine, est achetée par la Compagnie du Parc de Bercy qui crée le quartier des Magasins Généraux en y construisant 50.000m2 d'entrepôts, des voiries et des voies ferrées, puis un peu plus tard le port des Magasins Généraux sur la Seine ainsi que la gare de marchandises de Bercy-Conflans. Ce quartier se développera grâce au négoce des vins et spiritueux, du bois et de la fonte.
Dans les années 1980 à 1990, le quartier des Magasins Généraux est remplacé par les ZAC de Bercy et de Port-aux-Lions. La majeure partie des bâtiments industriels et commerciaux disparaissent au profit du centre commercial "Bercy2" en limite de Paris, d'habitations, d'espaces verts et d'équipements sportifs.

La chapelle Notre-Dame de Valmy
Une première chapelle fut construite dans ce quartier en 1913, sur un terrain situé rue du Général Chanzy, à 100m à l'est de l'emplacement actuel.
En 1963, l’entreprise de vins Nicolas qui s’étendait de part et d’autre de ce terrain, proposa de l’échanger contre un ancien entrepôt situé rue du Petit Château qui fut alors réaménagé en une vaste chapelle et plusieurs salles de réunion.
En 1996, la chapelle actuelle fut érigée à cet endroit par l'architecte René Maison. Sa toiture effilée est revêtue de cuivre.
Dans son clocher, trois cloches donnent les notes "fa", "sol" et "la". Une mélodie est diffusée chaque jour à 12h et à 18h.

L'école Valmy
La municipalité de Charenton ayant organisé un concours d'architectes pour définir les plans d'une nouvelle école, c'est Georges Guyon qui remporta le 1er prix avec cette façade surmontée d'une horloge et d'un clocher.
Cette école fut inaugurée en 1892. Construite sur l'emplacement d'une ancienne usine de câbles électriques, elle a d'abord porté le nom d'Ecole des Câbles avant de porter le nom de Valmy. Ses bâtiments sont recensés à l'inventaire général du patrimoine culturel.
C'est une école publique de niveau Elémentaire. Elle fait partie des dix-sept établissements scolaires (publics et privés) que possède la ville de Charenton.

La passerelle de Valmy
À la suite de la création de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon, une première passerelle est construite en 1848 pour franchir les deux voies du chemin de fer dans le domaine de Bercy.
Le développement du quartier des Magasins Généraux puis la création de la gare de marchandises de Bercy-Conflans entraine la multiplication du nombre de voies et une nouvelle passerelle est inaugurée en 1898. Au fil du temps, elle sera prolongée au fur et à mesure de l'ajout de nouvelles voies de garage.
En 1961, la passerelle de Valmy sert de décor au film "Jules et Jim" de Truffaut.
Reconstruite en 1981, cette passerelle de 280m de long franchit de nos jours plus de 40 voies de chemin de fer dont une partie est utilisée par le Technicentre sud-est Européen de la SNCF qui assure jour et nuit la maintenance des TGV desservant l'axe Paris-Lyon-Marseille.
Dans les années à venir, la passerelle de Valmy devrait être remplacée par une large passerelle arborée de 1 hectare qui deviendrait un espace public à part entière.
De cette passerelle, on domine la dernière zone d'entrepôts restant du quartier des Magasins Généraux, dont les 12 600 m2 de la société "Porto-Cruz" du groupe "La Martiniquaise", leader mondial de vente de vins de Porto et dernier importateur en gros de vins, spiritueux et alcools, encore installé à Charenton. Avant 1962, ce site était occupé par la société Dubonnet-Cinzano.

Portrait Street Art
Au pied de l'escalier de la passerelle, un portrait Street Art en LEGO signé Tom Brikx est visible sur la paroi de l'ascenseur. C'est celui du basquetteur Evan Fournier, né en 1992 à Saint-Maurice, qui après avoir appris le basquet à Charenton a poursuivi sa carrière sportive dans d'autres clubs français puis dans le championnat nord-américain (NBA) et en équipe de France.

La société BYRRH
Le long bâtiment en pierre est un des derniers bâtiments industriels du début du 20e siècle encore visibles à Charenton. C'est la société BYRRH, née en 1873 près de Perpignan et créatrice d'une boisson à base de vin et de quinquina, qui l'a fait construire en 1916-1918 par l'architecte Anatole Laquerrière.
Le nom de la société est encore visible sur les frontons au-dessus des deux grandes portes et l'ornementation très soignée qui représente la vigne est réalisée avec les techniques du sgraphite (décoration murale en camaïeu, par grattage d'un enduit clair sur un fond de stuc sombre) et du stuc (enduit mural à usage décoratif, fait de plâtre ou de poussière de marbre et de colle, qui imite le marbre). Les entrepôts et les ateliers donnant le long de la rue de l'Arcade sont dissimulés derrière des façades en pierre et en brique.
Cet ensemble fait partie du patrimoine remarquable de la ville.
L'emplacement des bâtiments était particulièrement intéressant : près de la Seine pour faciliter le transport fluvial et relié directement aux voies du chemin de fer par un tunnel partant de ses sous-sols.
Arrivée en tonneaux de Perpignan, cette boisson était mise en bouteille à Charenton pour être distribuée dans toute la région parisienne.
La société BYRRH est restée à Charenton jusqu'en 1966. De nos jours, ces bâtiments sont occupés par le service central des ambulances de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (APHP).

L'ancien château de Conflans
Du château de Conflans, il ne reste plus que ce portail monumental, ainsi qu'à quelques pas d'ici, entre les cités Henri Sellier et Bobillot, un double escalier de pierre encadrant une fontaine, qui reliait le niveau d’une terrasse de jardins à celui des berges de la Seine.
C'est vers 1304 que Mahaut, comtesse d’Artois et petite nièce de Saint Louis, fait construire ce château, à l’endroit de la confluence avec la Marne (d’où le nom de Conflans) qui devient en 1369 la propriété des ducs de Bourgogne.
En 1568, il devient la propriété de Nicolas IV de Neufville, Marquis de Villeroy, ministre du roi Henri IV.
Devenu bien national en 1791, le domaine est vendu en lots.
C'est à partir de 1840 que sont construits sur ce domaine la nef de la grande chapelle ainsi qu'un grand bâtiment en T, amorce du couvent qui abrite de nos jours une médiathèque.
Le château médiéval, laissé à l’abandon après 1905, est rasé entre 1917 et 1920.
A l'emplacement des terrasses du château qui descendaient jusqu'à la Seine, sont construites des "habitations à bon marché", en 1935 la cité Bobillot puis en 1954 la cité Henri Sellier.

La chapelle de Conflans et son parc
La chapelle Notre-Dame et les bâtiments attenants ont été construits entre 1843 et 1844 à l’initiative de Sainte Madeleine-Sophie Barat, fondatrice de la Congrégation des Dames du Sacré-Cœur. La chapelle a été agrandie en 1867.
En 1911, c'est "L’école diocésaine du Sacré-Cœur" qui s'installe ici. Cet établissement prendra le nom de "Petit Séminaire de Paris" en 1955 et il fonctionnera jusqu'en 1971.
En 1972, l’aile Nord devient la propriété de Notre-Dame des Missions qui l’occupe toujours.
En 1978, la commune de Charenton acquiert la partie centrale du domaine de l’ancien couvent pour y aménager sur un hectare le parc de Conflans, qu'elle équipe de terrains de sports et d'un espace de jeux d’enfants.
Après avoir abrité une école d’architecture de 1980 à 2001, l’autre partie du bâtiment abrite depuis 2008 la Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie qui dépend du ministère de la Culture.
La chapelle, propriété du diocèse de Créteil, est toujours un lieu de culte de la paroisse Saint-Pierre-de-Charenton. Elle sert également de cadre pour des concerts et des manifestations culturelles.

Le mur de Charenton
La création en 1846 de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon a nécessité le creusement d'une profonde tranchée dans Charenton et la construction d'un mur de soutènement. Cet ouvrage d'art exceptionnel, appelé "mur de Charenton", a une longueur depuis Paris de 2300m et il domine les voies d'une hauteur de 10 à 12m, une performance technique pour l'époque.
Sur cette ligne, une gare de voyageurs accolée à une petite gare de marchandises a été inaugurée à Charenton en 1849. Elle était située dans le quartier des Carrières, à proximité du canal de Saint-Maurice et de la Seine.
Cette gare a été fermée en 1942 par suite de l'ouverture la même année de la station Charenton-Ecoles du métro parisien puis démolie dans les années 1970 pour le passage d'une bretelle d'accès à l'autoroute A4.
De nos jours, Charenton voit passer dans cette tranchée tout le trafic de la gare de Lyon et de son annexe, la gare de Paris-Bercy, ce qui représente plus de 100 millions de voyageurs par an.

Synagogue de Charenton
Au nord du pont de la rue des Bordeaux, à l'angle de la rue de Conflans, le bâtiment circulaire en brique est la synagogue de Charenton, construite en 2005.

Un immeuble Art Nouveau
Cet imposant immeuble de section triangulaire qui occupe tout un pâté de maisons, a été construit en 1903 par l'architecte Georges Guyon.
Comme le plus souvent dans le style Art Nouveau, c'est la façade la plus visible du bâtiment, ici celle qui donne sur la rue de Paris et sur la place Aristide Briand, qui bénéficie des matériaux les plus nobles (la pierre de taille) ainsi que des décors sculptés.
L'arrière du bâtiment, rue de Conflans, est en brique et ne possède pas de balcon, mais un grand et original bow-window en métal et en verre qui sert de cage d'escalier.

La place des Ecoles
C'est en 1865 que l'architecte Claude Naissant construit ce bâtiment regroupant deux écoles primaires, une pour les garçons et une pour les filles, donnant sur cette place des Ecoles qui deviendra la place Aristide Briand après 1932.
La population de la ville étant en constante augmentation, la municipalité confie en 1893 à Georges Guyon l'agrandissement de l'école afin d'y ajouter huit classes à l'arrière du bâtiment. Il y ajoute aussi un campanile et son horloge.
Dans les années 1930, cette école est entièrement reconstruite par Henri Guyon, fils de Georges Guyon, dans le style Art Déco, le style en vogue à l'époque. Un kiosque à journaux est ajouté lors du réaménagement de la place. A l'autre extrémité de cette place, un kiosque à musique, financé par un don de la célèbre violoniste charentonnaise Juliette Dantin, est édifié dans le même style.
Une dernière modification, celle de sa façade, sera apportée à cette école en 1952 par l'architecte Eugène Descombes.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Carte 1950 / IGN

Carte de l'état-major (1820-1866)

Open Street Map
PR-13 - Charenton et son histoire
On accède à ce parcours par la ligne de métro n°8, station de Charenton-Ecoles, sortie n°1 (rue de la République). Le départ du parcours est place de l'église Saint-Pierre.
Description rue par rue du parcours
Départ du parcours métro ligne 8, station Charenton-Ecoles, sortie n°1 rue de la République. Arriver au point de départ devant l'Eglise Saint-Pierre [1]. Avancer Rue de Paris en s'éloignant de la grande place pour tourner à gauche Rue Gabrielle (portrait Street Art) jusqu'au n°15, afin de voir Un bel immeuble de Georges Guyon [2]. Continuer Rue Gabrielle, tourner à droite Rue Jean-Baptiste Marty puis à gauche Rue de Paris, pour arriver devant l'Hôtel de Ville [3]. Traverser la Rue de Paris, et emprunter l'allée à gauche des terrains de tennis et des jeux pour enfants afin de descendre jusqu'en bas du square Jules Noël et en sortir Rue du Séjour. Remonter un peu la Rue de la Mairie puis sur la droite prendre l'allée piétonne qui longe les terrains de tennis dans le Square Jean Mermoz. Continuer tout droit pour accéder à des escaliers qui remontent jusqu'à la Place de Valois [4]. Descendre à droite toute la Rue de Paris [5] pour arriver Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, dans le prolongement du Pont de Charenton [6]. Remonter cette avenue, puis tourner à gauche Rue Gabrielle et continuer jusqu'à la Place Henri IV [7]. Traverser la place, prendre la Rue du Parc puis tourner à gauche Rue Labouret avec ses immeubles, des Réalisations de Georges Guyon [8]. Tourner à gauche Rue de la République puis à droite dans la Rue Guérin jusqu'à arriver devant Le Temple [9], au n°12. Prendre en face, la Rue Victor Basch, puis à droite l'Avenue Jean Jaurès jusqu'au n°3, emplacement où étaient implantées Les Glacières [10]. Continuer pour tourner à droite Rue d'Estienne d'Orves, puis à gauche Rue Guérin et ensuite à gauche Avenue de Gravelle [11] jusqu'aux n°54 et n°52. Traverser l'avenue et continuer jusqu'au Vélodrome Jacques Anquetil [12] (WC publics) . Continuer sur l'Avenue de Gravelle et tourner à gauche Avenue de la Liberté puis dans la 2ème à droite Rue de Verdun. Au bout, faire le tour du grand bâtiment circulaire moderne par l'allée piétonne à gauche, et arriver sur une grande place et Allée des Tilleuls, devant La Coupole [13]. Tourner à droite Rue du Général Chanzy puis à gauche Rue de Paris jusqu'à la limite de Charenton. Prendre à gauche l'allée piétonne le long du Boulevard Périphérique de Paris, puis tourner à gauche Rue du Petit Château jusqu'aux n°109 et n°104, vestiges du Domaine de Bercy [14]. Continuer jusqu'à La chapelle Notre-Dame de Valmy [15] au n°98. Tourner à droite Rue de Valmy, devant l'Ecole Valmy [16], puis emprunter tout droit la Passerelle de Valmy [17] au-dessus des voies SNCF. En bas des escaliers de la passerelle (portrait Street Art), remonter la Rue Necker jusqu'au n°28, un ancien bâtiment de La société BYRRH [18]. Continuer de remonter cette rue, traverser le carrefour, et monter les escalier pour arriver devant les derniers vestiges de L'ancien château de Conflans [19]. Prendre jusqu'au bout la Rue du Séminaire de Conflans, le long des immeubles en brique de la cité Henri Sellier. Entrer dans le parc de La Chapelle de Conflans [20], le traverser (WC publics) pour ressortir Rue de l'Archevéché. Prendre en face la Rue Jean Pigeon jusqu'au bout puis tourner à gauche Rue des Bordeaux jusqu'au pont SNCF d'où l'on peut voir Le mur de Charenton [21]. Tourner à droite Rue de Conflans jusqu'au feu tricolore, face à Un immeuble Art Nouveau [22]. Tourner à gauche Rue Victor Hugo puis traverser l'Avenue de Paris pour arriver sur la Place Aristide Briand (WC publics), anciennement La place des Ecoles [23]. Rejoindre la Place de l'Eglise, point de départ et d'arrivée de ce parcours.
Remerciements
Remerciements à la "Société d'Histoire et d'Archéologie de Charenton et de Saint-Maurice" [www.shacsm.fr/ ] qui a mis ses archives à disposition et a participé à la validation des textes de ce parcours.
PR-13 - Charenton et son histoire
On accède à ce parcours par la ligne de métro n°8, station de Charenton-Ecoles, sortie n°1 (rue de la République). Le départ du parcours est place de l'église Saint-Pierre.
Description rue par rue du parcours
Départ du parcours métro ligne 8, station Charenton-Ecoles, sortie n°1 rue de la République. Arriver au point de départ devant l'Eglise Saint-Pierre [1]. Avancer Rue de Paris en s'éloignant de la grande place pour tourner à gauche Rue Gabrielle (portrait Street Art) jusqu'au n°15, afin de voir Un bel immeuble de Georges Guyon [2]. Continuer Rue Gabrielle, tourner à droite Rue Jean-Baptiste Marty puis à gauche Rue de Paris, pour arriver devant l'Hôtel de Ville [3]. Traverser la Rue de Paris, et emprunter l'allée à gauche des terrains de tennis et des jeux pour enfants afin de descendre jusqu'en bas du square Jules Noël et en sortir Rue du Séjour. Remonter un peu la Rue de la Mairie puis sur la droite prendre l'allée piétonne qui longe les terrains de tennis dans le Square Jean Mermoz. Continuer tout droit pour accéder à des escaliers qui remontent jusqu'à la Place de Valois [4]. Descendre à droite toute la Rue de Paris [5] pour arriver Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, dans le prolongement du Pont de Charenton [6]. Remonter cette avenue, puis tourner à gauche Rue Gabrielle et continuer jusqu'à la Place Henri IV [7]. Traverser la place, prendre la Rue du Parc puis tourner à gauche Rue Labouret avec ses immeubles, des Réalisations de Georges Guyon [8]. Tourner à gauche Rue de la République puis à droite dans la Rue Guérin jusqu'à arriver devant Le Temple [9], au n°12. Prendre en face, la Rue Victor Basch, puis à droite l'Avenue Jean Jaurès jusqu'au n°3, emplacement où étaient implantées Les Glacières [10]. Continuer pour tourner à droite Rue d'Estienne d'Orves, puis à gauche Rue Guérin et ensuite à gauche Avenue de Gravelle [11] jusqu'aux n°54 et n°52. Traverser l'avenue et continuer jusqu'au Vélodrome Jacques Anquetil [12] (WC publics) . Continuer sur l'Avenue de Gravelle et tourner à gauche Avenue de la Liberté puis dans la 2ème à droite Rue de Verdun. Au bout, faire le tour du grand bâtiment circulaire moderne par l'allée piétonne à gauche, et arriver sur une grande place et Allée des Tilleuls, devant La Coupole [13]. Tourner à droite Rue du Général Chanzy puis à gauche Rue de Paris jusqu'à la limite de Charenton. Prendre à gauche l'allée piétonne le long du Boulevard Périphérique de Paris, puis tourner à gauche Rue du Petit Château jusqu'aux n°109 et n°104, vestiges du Domaine de Bercy [14]. Continuer jusqu'à La chapelle Notre-Dame de Valmy [15] au n°98. Tourner à droite Rue de Valmy, devant l'Ecole Valmy [16], puis emprunter tout droit la Passerelle de Valmy [17] au-dessus des voies SNCF. En bas des escaliers de la passerelle (portrait Street Art), remonter la Rue Necker jusqu'au n°28, un ancien bâtiment de La société BYRRH [18]. Continuer de remonter cette rue, traverser le carrefour, et monter les escalier pour arriver devant les derniers vestiges de L'ancien château de Conflans [19]. Prendre jusqu'au bout la Rue du Séminaire de Conflans, le long des immeubles en brique de la cité Henri Sellier. Entrer dans le parc de La Chapelle de Conflans [20], le traverser (WC publics) pour ressortir Rue de l'Archevéché. Prendre en face la Rue Jean Pigeon jusqu'au bout puis tourner à gauche Rue des Bordeaux jusqu'au pont SNCF d'où l'on peut voir Le mur de Charenton [21]. Tourner à droite Rue de Conflans jusqu'au feu tricolore, face à Un immeuble Art Nouveau [22]. Tourner à gauche Rue Victor Hugo puis traverser l'Avenue de Paris pour arriver sur la Place Aristide Briand (WC publics), anciennement La place des Ecoles [23]. Rejoindre la Place de l'Eglise, point de départ et d'arrivée de ce parcours.
Remerciements
Remerciements à la "Société d'Histoire et d'Archéologie de Charenton et de Saint-Maurice" [www.shacsm.fr/ ] qui a mis ses archives à disposition et a participé à la validation des textes de ce parcours.
94250 Gentilly
