Île Mâchefer et Île Jambon_Saint-Maur-des-Fossés
| Collection du musée intercommunal de Nogent-sur-Marne
Île Mâchefer et Île Jambon_Saint-Maur-des-Fossés
| Collection du musée intercommunal de Nogent-sur-Marne
Description
L’île Mâchefer tire son nom des nombreux accidents qu’elle causait autrefois aux bateaux navigant sur la Marne alors dangereuse. Au début du XXe siècle, ses premiers habitants tentent de redorer son image en la rebaptisant île Fleurie.
Le propriétaire, Félix Mathieu, tente de vendre l'île dès 1859, mais n'y parvient qu'en 1880. À cette date, lors de la construction d'un nouveau pont (aujourd'hui disparu), l'île est divisée en 18 lots vendus aux enchères.
À ses débuts, elle sert de refuge à des marginaux, dont certains marquent la chronique, comme dans une affaire des faux-billets.
Un petit bras de la Marne isolait autrefois l’île du quai Joséphine. Très fréquenté le dimanche pour le canotage, ce bras d'eau laissait parfois apparaître une langue de terre lors des basses eaux estivales ; les promeneurs et les peintres pouvaient alors y marcher à pied sec.
Témoin de cette époque, la maison située juste à droite au n° 41 est sans doute la plus ancienne du quartier. Le destin de ce bras d'eau bascule cependant avec l'installation d'un lavoir industriel de 20 mètres de long et de bains chauds. Bien que l'activité ait cessé, les bâtiments du lavoir subsistent encore un peu plus loin. Pendant 75 ans, cette industrie a prospéré malgré les plaintes constantes des riverains concernant la pollution des eaux et les odeurs sulfureuses. Face à l'impossibilité de trouver une solution sanitaire, la Commission d'hygiène finit par imposer le comblement du petit bras, qui sera réalisé entre 1939 et 1945.
L’île Jambon, autrefois appelée île Sainte-Hélène, était légèrement en amont de l’île Mâchefer. Elle était séparée de Saint-Maur par un petit bras de la Marne s'ouvrant face au Bras du Chapitre.
Son nom actuel provient de la renommée de Théodore Jambon, un restaurateur installé vers 1840 dont la réputation s’étendait jusqu’à Paris.
L'île était alors un lieu de fête bruyant et joyeux, fréquenté par les canotiers attirés par la cuisine succulente et les bons vins. Une anecdote locale raconte d'ailleurs que le fils Jambon y découvrit un trésor de 240 pièces d'or, qu'il remit honnêtement à la police, alimentant ainsi les conversations des laveuses de Port-Créteil.
En 1897, le projet de construction du barrage de Créteil entraîne le rattachement de l'île à la terre, poussant les restaurateurs à se déplacer vers la placette de Port-Créteil.
À la fin du siècle, Port-Créteil comptait jusqu'à quinze établissements, attirant des cortèges si nombreux qu'ils s'étendaient jusqu'à la gare.
Le propriétaire, Félix Mathieu, tente de vendre l'île dès 1859, mais n'y parvient qu'en 1880. À cette date, lors de la construction d'un nouveau pont (aujourd'hui disparu), l'île est divisée en 18 lots vendus aux enchères.
À ses débuts, elle sert de refuge à des marginaux, dont certains marquent la chronique, comme dans une affaire des faux-billets.
Un petit bras de la Marne isolait autrefois l’île du quai Joséphine. Très fréquenté le dimanche pour le canotage, ce bras d'eau laissait parfois apparaître une langue de terre lors des basses eaux estivales ; les promeneurs et les peintres pouvaient alors y marcher à pied sec.
Témoin de cette époque, la maison située juste à droite au n° 41 est sans doute la plus ancienne du quartier. Le destin de ce bras d'eau bascule cependant avec l'installation d'un lavoir industriel de 20 mètres de long et de bains chauds. Bien que l'activité ait cessé, les bâtiments du lavoir subsistent encore un peu plus loin. Pendant 75 ans, cette industrie a prospéré malgré les plaintes constantes des riverains concernant la pollution des eaux et les odeurs sulfureuses. Face à l'impossibilité de trouver une solution sanitaire, la Commission d'hygiène finit par imposer le comblement du petit bras, qui sera réalisé entre 1939 et 1945.
L’île Jambon, autrefois appelée île Sainte-Hélène, était légèrement en amont de l’île Mâchefer. Elle était séparée de Saint-Maur par un petit bras de la Marne s'ouvrant face au Bras du Chapitre.
Son nom actuel provient de la renommée de Théodore Jambon, un restaurateur installé vers 1840 dont la réputation s’étendait jusqu’à Paris.
L'île était alors un lieu de fête bruyant et joyeux, fréquenté par les canotiers attirés par la cuisine succulente et les bons vins. Une anecdote locale raconte d'ailleurs que le fils Jambon y découvrit un trésor de 240 pièces d'or, qu'il remit honnêtement à la police, alimentant ainsi les conversations des laveuses de Port-Créteil.
En 1897, le projet de construction du barrage de Créteil entraîne le rattachement de l'île à la terre, poussant les restaurateurs à se déplacer vers la placette de Port-Créteil.
À la fin du siècle, Port-Créteil comptait jusqu'à quinze établissements, attirant des cortèges si nombreux qu'ils s'étendaient jusqu'à la gare.
Informations
Période d'ouverture
Toute l'année tous les jours.
Toute l'année tous les jours.
Adresse
94100 Saint-Maur-des-Fossés
94100 Saint-Maur-des-Fossés
Langues parlées
Français
Tarifs
Accès libre.
Mis à jour par l’Office de Tourisme Paris Est Marne et Bois : 28/05/2026
