Le Territoire
Vincennes
A deux pas de Paris par le RER A et ligne 1 du métro, à quelques foulées du bois de Vincennes et de ses lacs, la ville est "the place to be" pour le promeneur. Ses rues pavées aux larges trottoirs font la part belle aux piétons et aux devantures colorées des commerces de bouche : pâtisseries, boulangeries, traiteurs, chocolatiers, boucheries, poissonneries, marchés… Produits de qualité sont toujours au rendez-vous, car les Vincennois sont aussi gourmets que gourmands !
Une place de choix, une place de Roi !
Labellisée Ville et Pays d’Art et d’Histoire, Vincennes regorge d’immeubles ornés, de bâtiments classés, dont son Hôtel de ville qui mêle avec élégance style néo-Renaissance et Art Déco. Berceau de Charles V, terrain de jeu du jeune Louis IX, le château de Vincennes fut longtemps résidence royale. D'ailleurs, saviez-vous que le Donjon de Vincennes, qui culmine à 50 mètres, est le plus haut édifice médiéval d’Europe ?
Férus d’Histoire, le Château vous ouvre grand ses portes toute l'année au travers de visites organisées du Donjon et de la Saint-Chapelle. N'hésitez-pas sinon à parcourir librement le site à travers le temps grâce à la tablette numérique en réalité augmentée !
L'enceinte du Château abrite, dans le Pavillon du Roi, le Service Historique de la Défense (SHD) et sa bibliothèque patrimoniale. Bien que souvent méconnu du grand public, le SHD organise plusieurs fois par an de belles expositions de tableaux et de documents relatifs à des événements marquants de l'histoire militaire française !
Une ville animée toute l'année
Institution vincennoise, le Festival America accueille tous les deux ans des auteurs célèbres, des premiers romans, de la bande-dessinée, du cinéma, de la musique et même du street art… Les événements Au-delà de l’écran et Une toile sous les étoiles proposent le 7ème Art autrement quand Vincennes Images Festival offre une place de choix à l’image et la photo.
Riche et actuelle, la saison musicale vincennoise écrit chaque année une partition différente : jazz, musiques du monde, chanson, théâtre musical se jouent à l’Espace Sorano. Le classique est à l’honneur grâce à Prima la Musica ! qui propose, chaque mois, une œuvre majeure à l’auditorium de Cœur de Ville... sans oublier les concerts commentés de l’orchestre symphonique vincennois Les Clés d’Euphonia qui rassemble de jeunes talents pour des moments inoubliables.
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Explorez le cimetière nord de Saint-Mandé





Le cimetière Nord de Saint-Mandé offre une promenade paisible entre art et mémoire. Ce lieu méconnu révèle de riches témoignages d'art funéraire du XIXe siècle et les sépultures de personnalités marquantes de l'histoire locale et nationale.
Le cimetière Nord de Saint-Mandé est le plus ancien de la ville. Son origine est indissociable de la naissance de la commune : avant de devenir commune en 1790, le hameau n’était qu’une dépendance de Charenton-Saint-Maurice et ses morts étaient inhumés dans le cimetière paroissial qui, jusqu’à son transfert en 1853, se situait autour de l’église de Saint-Maurice à proximité de la Marne. Après la Révolution, devenue autonome mais dépourvue de cimetière, Saint-Mandé est contrainte d'escorter ses défunts vers Vincennes.
Cette situation locale se heurte à une réforme nationale majeure : le décret napoléonien de 1804. Pour des raisons de salubrité, Napoléon impose désormais que les nécropoles soient situées hors des zones habitées, sur des terrains secs, et placées sous l'autorité directe des municipalités.
Dès 1806, la municipalité identifie le site idéal au nord du territoire : le lieu-dit « Les Grands Champs », surnommé le « trou à sables ». Ce terrain vague, entouré de vignes, est retenu pour la perméabilité de son sol, répondant ainsi aux nouvelles exigences sanitaires. Après de longues démarches administratives, le permis de construire est délivré en 1822, permettant l’aménagement définitif de la nécropole entre 1824 et 1825.
Ce parcours a pu être créé grâce aux recherches et à la précieuse collaboration de la Société Saint-Mandéenne d’Histoire et de son président Matthieu Stencel.
- Du 01/03/2026 au 31/10/2026 de 08:00 à 18:30
- Du 01/11/2026 au 28/02/2027 de 08:00 à 17:00
- Du 01/03/2027 au 31/10/2027 de 08:00 à 18:30
- Du 01/11/2027 au 28/02/2028 de 08:00 à 17:00

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Carte 1950 / IGN

Carte de l'état-major (1820-1866)

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Colonne du cimetière Nord de Saint-Mandé
Érigée dès l'ouverture du cimetière en 1825, cette colonne est l'un des plus anciens vestiges du site. Aujourd'hui située sur la droite du passage, elle se dressait à l'origine au centre de la nécropole, marquant l'intersection des allées principales.
Conformément à une tradition funéraire remontant au XVIIe siècle (notamment préconisée par le Concile de Cambrai), elle servait de point de repère spirituel et était surmontée d'une croix, aujourd'hui disparue.
Sa position actuelle témoigne de l'évolution du cimetière : ce qui était autrefois le cœur du "trou à sables" aménagé est devenu, au fil des agrandissements successifs, une partie latérale de l'allée. Elle demeure le témoin silencieux de la naissance de ce lieu de repos.

Monument à la mémoire des 530 soldats français au cimetière Nord de Saint-Mandé
Érigé en 1877 grâce à une souscription patriotique, ce monument rend hommage aux 530 soldats français décédés à l’hôpital militaire Bégin pendant la guerre franco-prussienne (1870-1871).
Ce conflit fut notamment marqué par le Siège de Paris se déroulant de septembre 1870 à janvier 1871. Du 30 novembre au 3 décembre la bataille de Champigny, tentative majeure de sortie des troupes françaises pour briser l'encerclement de la capitale, causé près de 10.000 pertes, morts ou blessés, parmi les troupes françaises. De nombreux blessés, furent accueillis à l’hôpital Bégin, à l’époque « hôpital militaire de Vincennes », qui servait de centre de soins de première ligne pour le secteur Est de la défense parisienne.
À proximité immédiate du monument, une concession fut également réservée à une quinzaine de soldats allemands décédés durant le conflit.

Monument à Armand Carrel au cimetière Nord de Saint-Mandé
Le 22 juillet 1836 le journaliste Armand Carrel, figure du proue de la défense de la liberté de la presse, est mortellement blessé lors d'un duel dans le bois de Vincennes. Sa tombe est surmontée d'une statue en bronze du célèbre sculpteur David d'Angers.
Journaliste engagé dans le défense du républicanisme et de la liberté de la presse, gérant et co-fondateur du journal le National avec Adolphe Thiers et François-Auguste Mignet, Armand Carrel fut l'une des personnalités marquantes de la vie politique sous le règne de Charles X et le début de la Monarchie de Juillet.
Talent reconnu et respecté par tous les partis, sa mort à Saint-Mandé à la suite d'une blessure reçue lors de son duel avec Emile de Girardin, directeur de la Presse, fut un choc d'envergure national. Ses funérailles rassembleront plus de 10.000 parisiens parmi lesquelles Chateaubriand, Alexandre Dumas, et de nombreuses personnalités politiques. Au cours de l'enterrement les amis de Carrel demandèrent au sculpteur David d'Angers, lui-même intime de Carrel, de réaliser un monument en son honneur. Une souscription nationale permit la réalisation de celui-ci.
David choisit de représenter Carrel debout, grandeur nature. Les feuillets qu'il tient en main et l'inscription sur le piédestal permettent d'identifier un moment précis de la vie du journaliste : la plaidoyer que Carrel tint le 16 décembre 1834 devant la chambre des Pairs, au cours d'un procès intenté par celle-ci contre le gérant du National. Alors emprisonné, Carrel avait été libéré le temps du procès pour pouvoir mener la défense. Il y avait fait sensation, notamment en évoquant la responsabilité d'une partie des Pairs dans l'exécution du Maréchal Ney, évènement qui avait marqué le début de la Restauration.
Le monument fut inauguré à Saint-Mandé en 1839. Il devint rapidement et durablement un haut-lieu de pèlerinage républicain.

Tombe de J.J. Grandville au cimetière Nord de Saint-Mandé
Dessinateur et caricaturiste renommé, Jean-Ignace-Isidore Gérard, dit Grandville, laisse une œuvre fantaisiste et inclassable. Hostile à la Monarchie de Juillet, il se fait remarquer par ses satires publiées dans La Caricature et Le Charivari.
Suite aux lois de 1835 sur la presse, il se consacre à l’illustration, où il déploie son célèbre anthropomorphisme.
Inspiré par Callot et Goya, ses maîtres, il développe un sens aigu de la psychologie et un goût pour le fantastique. Ses figures « hybrides », aux frontières de l’humain, du minéral et du végétal, en feront un précurseur admiré des Surréalistes. On lui doit les illustrations magistrales des Fables de La Fontaine (1838), des Voyages de Gulliver ou encore des Scènes de la vie privée et publique des animaux de Balzac (1842).
Preuve de l'intemporalité de son art, son dessin Le Jongleur des Mondes orne la pochette d’« Innuendo », le dernier album du groupe Queen. Pour l'anecdote, le groupe a non seulement fait colorer l'illustration originale en noir et blanc, mais a également remplacé le symbole situé à droite par une banane, ajoutant une touche d'humour décalé à l'œuvre de Grandville.
Sa vie s'achève par une crise de démence en 1847 et conformément à ses dernières volontés, il est enterré aux côtés de sa première femme et de ses trois enfants.
Suite au legs de son fils en 1890, la Ville assure désormais l’entretien perpétuel de la sépulture de ce visionnaire.

Tombe d'Alexis-Louis Lepaute au cimetière Nord de Saint-Mandé
Pendant longtemps, les livres d’histoire locale indiquaient que la plus ancienne sépulture du cimetière était celle d’Alexis-Louis Lepaute, décédé en 1815. Or, un mystère subsiste : le cimetière n’ayant ouvert qu’en 1824, comment est-ce possible ?
L'énigme se résout par une double erreur de copiste sur le prénom et la date : il s'agit en réalité d'Alexandre Louis Lepaute (1763-1845). Ce dernier appartient à une célèbre dynastie d'horlogers : il était le fils de Jean-Baptiste Lepaute, horloger de Louis XVI.
L'importance de cette famille dépasse l'horlogerie, comme en témoigne son fils, Auguste Hippolyte (1796-1867), qui fut administrateur du Canal du Midi. Au total, douze membres de cette illustre lignée sont enterrés dans ce caveau familial.

Tombe de Fleuride-Albertine Vidocq au cimetière Nord de Saint-Mandé
Cette tombe abrite Fleuride-Albertine Maniez, la troisième épouse et cousine de l’illustre François Vidocq. Ancien forçat devenu chef de la Sûreté, ce dernier vécut à Saint-Mandé de 1826 à 1848.
Sa maison et sa manufacture de papier étaient alors situées rue de Lagny (à l'emplacement actuel du lycée Hélène Boucher). C’est dans cet établissement qu’il mit au point et fit breveter un « papier de sûreté » infalsifiable.
Fidèle à son passé, Vidocq avait une politique d'embauche unique pour sa manufacture : il ne recrutait que d'anciens forçats. Convaincu que le travail était la seule voie vers la réinsertion, il transforma son usine en un véritable laboratoire social, malgré la méfiance des Saints-Mandéens. Malheureusement, son entreprise ne rencontra pas le succès espéré.
Fleuride-Albertine fut sans doute la femme la plus importante dans la vie de Vidocq. Sa dévotion et son soutien constant marquèrent profondément l'ancien policier, qui n'hésita pas à démissionner de ses fonctions le 15 novembre 1832 pour rester à ses côtés et veiller sur son état de santé. Après dix-sept ans de mariage, elle succombe à un cancer en 1847.
À son décès l'abbé Chossotte, curé de la paroisse de Saint-Mandé, refuse de recevoir le corps à l'église. Profondément écœuré par l’attitude du prêtre, Vidocq décide de quitter définitivement Saint-Mandé pour s’installer à Paris, mettant fin à plus de vingt ans de présence dans la commune.

Tombe de Clément Belle au cimetière Nord de Saint-Mandé
Ce singulier petit monument funéraire de style Empire a été érigé en 1809 par les enfants de Clément Louis Belle (1722-1806) et de son épouse Madeleine de Rossi.
Peintre et professeur de dessin, Clément Louis Belle fut une figure marquante de la Manufacture des Gobelins, dont il devint l’inspecteur en 1755, puis l’administrateur en 1794. Dans le contexte de la Révolution, il fit brûler toutes les tapisseries ornées d’une fleur de lys, symbole de la monarchie.
L’emplacement actuel de sa sépulture à Saint-Mandé demeure un mystère historique. Initialement inhumé au cimetière Sainte-Catherine (5e arrondissement), sa dépouille fut transférée en 1824 lors de la fermeture de ce dernier. Alors que d'autres monuments du même cimetière furent déplacés au musée Carnavalet ou au cimetière du Montparnasse, le choix de Saint-Mandé pour la famille Belle reste inexpliqué.
L'esthétique du monument témoigne d'une grande finesse :
• Sur une face : les époux sont représentés de profil en médaillon.
• Sur l'autre face : un bas-relief représente un pélican nourrissant ses petits de ses propres entrailles.
Le saviez-vous ? Si cette image illustre ici le sacrifice parental, elle possède une profonde signification chrétienne. Le pélican est l'un des symboles du Christ nourrissant les hommes de son corps et de son sang, faisant directement écho au sacrement de l’Eucharistie. Ce motif souligne ici la noblesse d’un amour qui se donne entièrement pour les siens.
Deux inscriptions complètent cet hommage au don de soi : « Pour conserver les jours de leurs enfants, ils auraient sacrifié les leurs » et « Vivants : de tous honorés et chéris. Morts : de tous regrettés ».

Tombe de Claude-François Mongenot au cimetière Nord de Saint-Mandé
Ce monument d’inspiration classique abrite la dépouille d’une figure centrale de l'histoire municipale de Saint-Mandé. Claude-François Mongenot fut Maire de la commune de 1848 à 1859, année où il s'éteint alors qu'il est encore en fonction.
Mongenot détient un record assez insolite : il est mort à son domicile situé rue... Mongenot ! Fait rare, la municipalité avait décidé de donner son nom à cette rue en 1842, soit 17 ans avant son décès. Il a donc eu le privilège de vivre et de mourir dans une rue portant déjà son nom de son vivant.
L'ornementation du monument, visible sur les pilastres latéraux, utilise deux symboles fréquemment présent sur les monuments funéraires du XIXe siècle :
• Le sablier ailé : Il évoque le temps écoulé et la fin de la vie terrestre. Les ailes suggèrent l'idée de guider le défunt vers d'autres horizons, marquant le passage de l'âme vers l'au-delà. Réversible, le sablier évoque également la possibilité d’une nouvelle vie, dans l’Au-delà.
• Le flambeau droit : Avec sa flamme dirigée vers le haut, il représente la vie éternelle et la lumière spirituelle.

Tombe de l'abbé Chossotte au cimetière Nord de Saint-Mandé
Curé de Saint-Mandé dès 1831, l’abbé Chossotte détient le record de longévité à la tête de la paroisse (34 ans). Figure locale, il fonde en 1860 la Congrégation des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul au 21, rue Mongenot.
Ces sœurs assurèrent notamment le service hospitalier de l’Hôpital militaire de la ville jusqu’en 1901. Aujourd'hui encore, plusieurs d'entre elles reposent à ses côtés dans la sépulture attenante qui leur est dédiée.
En 1843, il célèbre le mariage de l’écrivain Paul Meurice, auteur de Fanfan la Tulipe. À cette occasion, le registre des mariages recueille des signatures prestigieuses : Victor Hugo, Alexandre Dumas père et fils, ainsi que le peintre Ingres.
Son nom est également lié à des épisodes marquants de l'histoire du cimetière : c'est lui qui, en 1846, accompagne Claire Pradier (fille de Juliette Drouet) vers sa dernière demeure, respectant ainsi les dernières volontés de la jeune fille.
En revanche, traditionnaliste il fit preuve d'une grande fermeté en 1847 en refusant de recevoir à l'église le corps de Fleuride-Albertine Vidocq, troisième épouse du célèbre détective.

Tombe de Frédéric-Eugène Piat au cimetière Nord de Saint-Mandé
Saint-Mandé abrite la tombe de Frédéric Eugène Piat, sculpteur et ornemaniste de renom, surnommé « le roi du bronze ». Il fut un acteur majeur du renouveau de l’industrie du bronze d’art et d’ameublement durant la seconde moitié du XIXe siècle.
De nombreuses fois récompensés lors des expositions universelles ou industrielles, Il fut également un innovateur technique, reconnu pour être l'inventeur de méthodes modernes de travail du fer.
Son engagement pour la transmission des savoir-faire l'amena à fonder le musée des Arts décoratifs de sa ville natale, Troyes.
À l'image de sa carrière et de son excellence professionnelle, son monument sépulcral est une œuvre imposante alliant le marbre et le bronze.
Réalisée par le maître d’œuvre Clairambeau, cette sépulture témoigne du prestige de l'artiste.
Frédéric Eugène Piat était par ailleurs un habitant du quartier, puisqu'il résidait au 17, avenue du Bel-Air.

Tombe de Joseph Bienaimé Caventou au cimetière Nord de Saint-Mandé
Ce monument rend hommage à une figure majeure de la science.
Avec son collaborateur Pierre-Joseph Pelletier, ce pharmacien découvrit la quinine, célèbre médicament contre le paludisme, mais aussi la chlorophylle, la strychnine et la caféine.
Ayant également isolé la chlorophylle, la strychnine et la caféine, Caventou et Pelletier firent partie des pionniers d’une profonde révolution dans la conception et la préparation des médicaments. De plus, dans un souci d’humanité, ils refusèrent tout droits sur leur procédé, contribuant ainsi à la diffusion des produits qu’ils avaient découverts, ce qui leur valut d’être considéré de leur vivant comme des « bienfaiteurs de l’humanité ».
Retiré à Saint-Mandé dans sa maison de campagne de l’avenue Courteline, Caventou a souhaité y reposer. Dans la chapelle, il est entouré des siens, notamment son fils Eugène (1824-1912), également pharmacien. Sa sépulture a été remise en état en 1969 par la Société d’histoire de la Pharmacie et elle est entretenue par la faculté de pharmacie à Paris.
Sur le mur extérieur de sa chapelle funéraire, une plaque commémore le centenaire de sa mort. Elle fut apposée le 5 mai 1977 par le Comité du souvenir de Joseph-Bienaimé Caventou, en présence d’éminentes personnalités.

Tombe de Pierre Grach au cimetière Nord de Saint-Mandé
Illustrateur au talent polyvalent, Pierre Grach fut une figure de la Résistance. Sous l’Occupation, il joua un rôle clé dans la presse clandestine et réalisa secrètement les affiches de la Libération de Paris, aujourd'hui conservées au musée Carnavalet.
Au-delà de son engagement historique, Pierre Grach était une personnalité profondément impliquée dans la vie de Saint-Mandé. Sa bienveillance a marqué des générations de jeunes habitants ayant fréquenté l’œuvre paroissiale du Rayon. C'est d'ailleurs sous son impulsion et grâce à ses conseils qu'un certain Robert Lamoureux trouva sa vocation artistique.
Artiste complet, il consacrait également son temps à une peinture plus personnelle, laissant derrière lui une œuvre éclectique, caractérisée par une approche colorée et joyeuse, reflet de sa sensibilité.

Chapelle de Pierre Giraud au cimetière Nord de Saint-Mandé
Il s'agit sans doute de la chapelle la plus surprenante et monumentale du cimetière. Sa structure se distingue par l'utilisation de charpentes et d'armatures en bronze, complétée par un riche décor intérieur où des mosaïques recouvrent le sol et les murs.
L‘inscription inhabituelle portée par la chapelle nous apprend que celle-ci fut réalisée par Henry Quarez et Gustave Lapostolle, deux architectes tenant une place importante dans le paysage local. Architectes de la ville de Vincennes, ils réalisèrent de nombreux bâtiments municipaux : écoles du Sud, annexe de la place de l’église, chapelles de l’église Notre-Dame, HBM du square Saint-Louis, ainsi que l’extension de l’hôtel de ville, en 1935, et son magnifique escalier d’honneur. Le monument du cimetière porte un décor extérieur marqué par l’influence de l’Art Déco caractéristique de leurs réalisations.

Tombe d'Adèle Gallien au cimetière Nord de Saint-Mandé
Ce monument funéraire est l'un des plus remarquables du cimetière par la renommée des artistes qui l'ont conçu. Édifié en hommage à Adèle Gallien, disparue à l’âge de 18 ans, il constitue l'hommage vibrant d’un père à sa fille.
La sépulture a été réalisée par l’architecte Ambroise Baudry (1838-1906) frère du peintre Paul Baudry et futur architecte du khédive d’Egypte. Elle est surmontée d’une œuvre du célèbre sculpteur Aimé Millet (1819-1891), artiste majeur et très sollicité sous le Second Empire, auteur du monument à Vercingétorix d’Alise-Sainte-Reine et de la statue d’Apollon couronnant le toit de l’Opéra-Garnier.
Bien que la pierre soit aujourd'hui très érodée par le temps, on distingue une jeune femme assise tenant une couronne d’immortelles. Ce motif n'est pas seulement esthétique : dans le langage funéraire, ces fleurs qui ne se fanent jamais sont le symbole de la douleur persistante et de l'immortalité du souvenir.
En 1871, le monument fut jugé suffisamment remarquable pour être reproduit dans le recueil « Architecture funéraire contemporaine », publié par l’architecte et théoricien César Daly.

Tombe d'Émile Pathé au cimetière Nord de Saint-Mandé
Cette sépulture rend hommage à l'un des pionniers de l'industrie du divertissement : Émile Pathé. En 1896, il fonde avec son frère Charles l’emblématique société Pathé,-Frères qui allait donner naissance au premier empire cinématographique mondial.
Au sein de cette association, la répartition des rôles était précise : tandis que Charles se consacrait au développement du cinéma, Émile dirigeait la branche phonographique (branche qui donnera plus tard naissance à Pathé-Marconi).
La famille Pathé entretenait un lien étroit avec Vincennes et Saint-Mandé. Emile résidait dans cette dernière, au 22, avenue de la Tourelle, actuelle avenue Foch. Bien que les deux frères aient bâti leur succès ensemble, Charles Pathé repose quant à lui dans le cimetière ancien de Vincennes.

Tombe de René Duval au cimetière Nord de Saint-Mandé
Parfumeur des Années Folles et proche de l'artiste Sonia Delaunay, René Duval fonde en 1919 les Parfums de Volnay à Suresnes. Son succès lui permet de s’étendre rapidement à l’international avec une succursale sur la prestigieuse 5e Avenue à New York.
À cette époque, ses fragrances de luxe sont présentées dans des flacons d'exception signés par de grands maîtres verriers tels que René Lalique et Baccarat. Ses parfums portent des noms évocateurs, comme Ambre de Siam, Nouveau Gri-Gri ou Presque Rien. Certains font l'objet de rééditions contemporaines.
La dimension artistique de la famille s'étend également à son épouse, Germaine Madeline, qui fut mannequin pour la maison Lanvin.
Aujourd'hui encore, la famille Duval demeure à la tête de l'entreprise, perpétuant l'héritage de son fondateur.
Mis à jour par
Etablissement Public territorial Paris Est Marne et Bois - 08/06/2026
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Période d'ouverture
Du 01/03 au 31/10 tous les jours de 8h à 18h30.
Du 01/11 au 28/02 tous les jours de 8h à 17h.
Contact
Téléphone : 01 85 44 01 78
Email : tourisme@pemb.fr
Compléments de localisation
Métro ligne 1, arrêt Saint-Mandé
Bus 86 et 325, arrêt Saint-Mandé - Tourelle
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À l'est de Paris, les communes de Paris Est Marne & Bois bénéficient d'un cadre enchanteur, bordé par les rives de la Marne et la fraîcheur des bois de Vincennes et de Saint-Martin.
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